Frise chronologique
XIe-XIIe siècles
Fondation initiale
Fondation initiale
XIe-XIIe siècles (≈ 1250)
Première mention comme église paroissiale.
1568-1575
Destruction partielle
Destruction partielle
1568-1575 (≈ 1572)
Ruinée pendant les guerres de Religion.
1595-1714
Restaurations successives
Restaurations successives
1595-1714 (≈ 1655)
Campagnes de réhabilitation post-destruction.
1740
Ajout de la sacristie
Ajout de la sacristie
1740 (≈ 1740)
Agrandissement de l’édifice.
1844-1878
Restauration par Peronnaud
Restauration par Peronnaud
1844-1878 (≈ 1861)
Tribune, vitraux, façade et voûtes refaits.
5 décembre 1991
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
5 décembre 1991 (≈ 1991)
Protection de l’église et du calvaire.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise et croix de cimetière (calvaire) (cad. E 474 ; non cadastré ; domaine public) : inscription par arrêté du 5 décembre 1991
Personnages clés
| Peronnaud - Architecte |
Dirigea les restaurations du XIXe siècle. |
Origine et histoire
L’église Saint-Martin de Juillac-le-Coq, située dans le département de la Charente, trouve ses origines aux XIe et XIIe siècles, comme en témoignent les premières mentions historiques. Elle appartenait alors au diocèse de Saintes et était liée à la vicairie perpétuelle du chapitre cathédral d’Angoulême, devenant une seigneurie épiscopale. Son histoire est marquée par des destructions entre 1568 et 1575, probablement liées aux guerres de Religion, nécessitant des restaurations majeures dès la fin du XVIe siècle.
Les travaux de réhabilitation se sont échelonnés sur plusieurs siècles, avec des interventions notables en 1595, 1597, 1655, 1679 et 1714, ainsi qu’une adjonction d’une sacristie en 1740. Au XIXe siècle, l’architecte Peronnaud mena d’importantes campagnes de restauration entre 1844 et 1878, incluant la pose d’une tribune (1873), l’ouverture de vingt fenêtres vitrées, et la reconstruction de la façade et des voûtes en brique des bas-côtés. L’édifice, caractérisé par un chevet plat, un clocher carré à deux étages orné de colonnes, et un chœur surélevé (peut-être une ancienne salle refuge), fut inscrit aux Monuments Historiques en 1991.
L’architecture de l’église reflète ses multiples périodes de construction : la nef sous charpente apparente, communiquant avec les bas-côtés par six arcades en plein cintre, contraste avec les chapelles du XVIe siècle, voûtées sur croisées d’ogives et formant un transept encadrant le carré du clocher. Ce dernier, coiffé d’une coupole barlongue sur trompes, illustre les influences stylistiques successives. Une porte fortifiée, vestige de l’ancienne maison du chapitre, précède l’entrée ouest de l’édifice, rappelant son passé lié à l’autorité ecclésiastique.
La protection de l’église en 1991 inclut également un calvaire du cimetière, soulignant son rôle central dans la vie paroissiale et communautaire. Propriété de la commune, l’édifice conserve des traces de son histoire mouvementée, des destructions de la Renaissance aux restaurations modernes, en passant par son statut de salle refuge potentielle, typique des églises médiévales en période de troubles.