Construction romane initiale XIe siècle (≈ 1150)
Fondation de l'église et construction de la tour de l'horloge et de l'abside.
1425
Chapelle du Rosaire
Chapelle du Rosaire 1425 (≈ 1425)
Édification de la chapelle du Rosaire, marquant le début des transformations gothiques.
Fin du XVe siècle
Agrandissement gothique
Agrandissement gothique Fin du XVe siècle (≈ 1595)
Transformation et agrandissement de la chapelle du Rosaire et construction de la grosse tour.
Milieu du XVIe siècle
Agrandissement vers le sud
Agrandissement vers le sud Milieu du XVIe siècle (≈ 1650)
Création d'une nef latérale indépendante et reconstruction après un sac en 1567.
1944
Destruction et restauration
Destruction et restauration 1944 (≈ 1944)
Bombardements détruisant les verrières sud, suivis d'un programme de vitraux par Max Ingrand.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour (cad. AK 408) : classement par arrêté du 12 juillet 1886 ; Eglise, y compris les neuf statues extérieures de la nef latérale Sud (cad. AK 408) : classement par arrêté du 22 novembre 1990
Personnages clés
Max Ingrand
Artiste ayant créé les vitraux après la Seconde Guerre mondiale.
Jean Lambert-Rucki
Sculpteur ayant réalisé des statues pour les baldaquins de la façade sud.
Saint Martin
Évêque de Tours, patron de l'église.
Origine et histoire de l'Église Saint-Martin
L'église Saint-Martin de L'Aigle, dans l'Orne, est une église catholique d'origine romane dont la construction et les transformations s'étendent du XIe au XXe siècle, formant un ensemble original et harmonieux marqué par cinq grandes campagnes architecturales. Fondée au XIe siècle, elle conserve la tour de l'horloge et l'abside de cette époque. En 1425 fut édifiée la chapelle du Rosaire qui, entre 1494 et 1499, fut transformée et agrandie dans le style gothique flamboyant pour constituer le bas-côté nord ; à la même période, la grosse tour fut élevée et son rez-de-chaussée forma les premières travées de ce bas-côté. Entre 1546 et 1552 l'édifice fut agrandi vers le sud par la création d'une nef latérale indépendante ; après un sac en 1567, l'église fut reconstruite en 1583. Pendant la Révolution elle servit de Temple de la Raison. Vers 1890, les volumes furent modifiés par la pose d'une voûte en briques creuses sur la nef et le chœur et un mobilier néo-gothique y fut installé. Les bombardements de la Seconde Guerre mondiale détruisirent toutes les verrières sud en 1944 ; un vaste programme de vitraux fut ensuite commandé à Max Ingrand. Les baldaquins vides de la façade sud reçurent des œuvres contemporaines : Jean Lambert-Rucki réalisa des statues et d'autres artistes, dont Paul Cornet, Hubert Yencesse, Paul Belmondo et Raymond Martin, participèrent aux décors. L'édifice est placé sous le patronage de saint Martin, évêque de Tours. L'église est classée au titre des monuments historiques ; la cloche dite « la Porcienne » a été classée le 3 mars 1971 et l'édifice abrite plusieurs objets classés. Une convention de partenariat entre la Fondation du patrimoine, la ville de L'Aigle et l'ADSM (« les Amis de l'église Saint-Martin en son quartier ») a été renouvelée en 2018 pour financer les travaux de restauration.