Frise chronologique
vers 1208
Première mention de la paroisse
Première mention de la paroisse
vers 1208 (≈ 1208)
Paroisse citée dans les textes médiévaux.
XIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIIe siècle (≈ 1350)
Édifice roman avec abside et contreforts.
début XVe siècle
Ajout du clocher-mur
Ajout du clocher-mur
début XVe siècle (≈ 1504)
Deux baies en plein cintre.
1575-1590
Fortification pendant les Guerres de religion
Fortification pendant les Guerres de religion
1575-1590 (≈ 1583)
Refuge pour la population locale.
fin XVIIe siècle
Construction des bas-côtés
Construction des bas-côtés
fin XVIIe siècle (≈ 1795)
Agrandissement de la nef.
21 décembre 1925
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
21 décembre 1925 (≈ 1925)
Inscription totale de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 21 décembre 1925
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique spécifique lié à ce monument. |
Origine et histoire
L'église Saint-Martin de Ladaux, située dans le département de la Gironde en Nouvelle-Aquitaine, trouve ses origines au début du XIIIe siècle. La paroisse est mentionnée pour la première fois vers 1208, et l'édifice initial, de style roman, comportait une abside renforcée par des contreforts plats. Le chœur carré, voûté d'ogives avec liernes, s'ouvre sur une nef rectangulaire, tandis qu'un clocher-mur à deux baies en plein cintre, datant du début du XVe siècle, domine la façade ouest. La porte ogivale, ornée de trois archivoltes sur colonnes, est encadrée de pilastres triangulaires surmontés de clochetons.
Au XVIe siècle, l'église subit des modifications majeures liées aux Guerres de religion (1575-1590). Le chœur fut surélevé et fortifié pour servir de refuge à la population locale, tandis qu'une corniche fut ajoutée pour renforcer la structure. Un porche, détruit en 1860, protégeait autrefois l'entrée ogivale du XIVe siècle. Les chapiteaux, exposés aux intempéries après cette destruction, se dégradèrent progressivement, certains devenant méconnaissables. Un cadran canonial, visible sur le contrefort occidental du mur sud, témoigne de l'usage liturgique de l'édifice.
Les bas-côtés, ajoutés à la fin du XVIIe siècle de part et d'autre de la nef, complètent l'architecture. L'église, ancienne prieurale aux XIIIe et XIVe siècles, fut exhaussée au XVIe siècle et restaurée à plusieurs reprises entre 1834 et 1855. Elle fut inscrite au titre des monuments historiques en totalité par arrêté du 21 décembre 1925, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale et son rôle dans l'histoire locale.