Église Saint-Martin de Lagery dans la Marne

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise

Église Saint-Martin de Lagery

  • 4 Rue de l'Église
  • 51170 Lagery
Église Saint-Martin de Lagery
Église Saint-Martin de Lagery
Église Saint-Martin de Lagery
Église Saint-Martin de Lagery
Église Saint-Martin de Lagery
Église Saint-Martin de Lagery
Église Saint-Martin de Lagery
Église Saint-Martin de Lagery
Église Saint-Martin de Lagery
Église Saint-Martin de Lagery
Église Saint-Martin de Lagery
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Église Saint-Martin de Lagery
Église Saint-Martin de Lagery
Église Saint-Martin de Lagery
Église Saint-Martin de Lagery
Église Saint-Martin de Lagery
Église Saint-Martin de Lagery
Église Saint-Martin de Lagery
Crédit photo : Martpan - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction initiale
XIIIe siècle
Agrandissement du chœur
1502
Refonte de la charpente
1623
Don pour le maître-autel
1783
Travaux sur la tour
1922
Réparations post-Première Guerre mondiale
1943
Réparations post-Seconde Guerre mondiale
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise : classement par arrêté du 25 août 1920

Personnages clés

Manassès II de Reims Évêque dont dépendait l'église depuis 1100.
Claude Thiriel Seigneur de Lagery, donateur pour la réfection du maître-autel en 1623.
Victor Dupont Architecte responsable de la restauration du XIXe siècle.
Marie de Blois Mécène ayant financé la chapelle latérale.

Origine et histoire de l'Église Saint-Martin

L'église Saint‑Martin est située à Lagery, dans le département de la Marne. Depuis 1100, elle dépendait de l'évêque Manassès II de Reims. Les habitants ont agrandi le chœur et le chancel en 1270, puis ont financé la refonte de la charpente du clocher en 1502. En 1623, Claude Thiriel, seigneur de Lagery, fit un don pour la réfection du maître‑autel. Une grande campagne de travaux a été menée en 1783 pour reprendre la tour et le portail. L'édifice comportait quatre chapelles dédiées à la Sainte‑Vierge, à saint Sébastien, à saint Bon et une chapelle seigneuriale dédiée à saint Isidore. Les dommages causés par la Première Guerre mondiale, qui touchaient le toit, la voûte, le pavement et des vitraux, ont été réparés en 1922 et 1927 ; ils n'étaient pas jugés trop importants. Les vitraux, de nouveau touchés pendant la Seconde Guerre mondiale, ont été réparés en 1943.

Les parties les plus anciennes de l'église actuelle datent du XIIe siècle ; en particulier le portail principal et l'arc triomphal, dont les piles portent des chapiteaux sculptés. Les seules sculptures figuratives du bâtiment se trouvent sur la pile sud et pourraient être un réemploi. Le clocher est implanté au‑dessus du bas‑côté sud, ce qui constitue une particularité de l'édifice. Les piliers de la nef sont rectangulaires et les fenêtres sont de type roman. L'intérieur conserve des fresques des XIVe et XVe siècles, dont une représentation abîmée d'hommes probablement des moines. Le mobilier classé comprend une dalle funéraire du XIVe siècle, une chaire à prêcher du XVIIe siècle et une verrière du XVIe siècle ; la chaire présente des motifs en plis de serviette et certains chapiteaux offrent des motifs qui pourraient représenter Cernunnos.

Les cloches, fondues en 1836 par Cauchois jeune de Champigneulles‑en‑Bassigny, portent des inscriptions indiquant qu'elles ont été bénites en 1836, qu'elles ont reçu les noms Marie‑Louise et Henriette Zénaide, et qu'elles mentionnent plusieurs donateurs et personnalités locales. La galerie de photos comporte notamment le plan de l'église, une image datant de 1914, la chapelle seigneuriale avec litre et armes, la nef avec arcs brisés et plafond en bois, ainsi que l'arc triomphal et la poutre de gloire. Parmi les références figurent les travaux de Franck Tourtebatte et de Jean‑Pierre Ravaux, et des ressources en ligne (Commons, Clochers de France, Observatoire du patrimoine religieux, Mérimée et autres portails spécialisés) proposent des informations complémentaires.

Liens externes