Église Saint-Martin de Langrune-sur-Mer dans le Calvados

Patrimoine classé Patrimoine religieux Art gothique primitif

Église Saint-Martin de Langrune-sur-Mer

  • 2-10 Venelle Saint-Martin
  • 14830 Langrune-sur-Mer
Église Saint-Martin de Langrune-sur-Mer
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Église Saint-Martin de Langrune-sur-Mer
Crédit photo : Ki7sun3 - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1096
Donation des terres
1103
Confirmation de donation
XIIe siècle
Début des travaux
1298
Achèvement de l'église
XIIIe siècle
Construction majeure
1640
Destruction de la flèche
1840
Classement historique
1904-1907
Restauration du clocher
1932
Dépôt des reliques
1944
Dégâts de guerre
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise : classement par liste de 1840

Personnages clés

Guillaume de Colombières Propriétaire initial des terres de Langrune, donné à l'abbaye de Troarn.
Henry de Colombières Fils de Guillaume, confirma la donation des terres.
Mahaut Épouse d'Adam Flamenc, fit un don pour l'achèvement de l'église en 1298.
Arcisse de Caumont Historien ayant décrit l'église et ses caractéristiques architecturales.
Anthime de la Roque Architecte responsable de la restauration du clocher au début du XXe siècle.
Saint Hélidore Martyr romain dont les reliques sont déposées dans l'église en 1932.

Origine et histoire de l'Église Saint-Martin

L'église Saint-Martin se situe à Langrune-sur-Mer, dans le département du Calvados. L'édifice est classé au titre des monuments historiques en 1840. À l'origine, les terres de Langrune appartenaient à la famille de Colombières : Guillaume de Colombières les donna à l'abbaye de Troarn avant son départ pour la croisade de 1096, donation confirmée par son fils Henry en 1103. On ignore la date exacte du début des travaux ; la construction pourrait avoir commencé dès le XIIe siècle et, selon une inscription intérieure, l'église était achevée en 1298, Mahaut, épouse d'Adam Flamenc, y ayant fait un don. D'après Arcisse de Caumont, le porche, la nef, le chœur et le premier étage de la tour datent du XIIIe siècle. Le clocher a été frappé à plusieurs reprises par la foudre et la flèche détruite vers 1640 ; lorsque Caumont dessina l'édifice en 1846, la flèche était tronquée et les quatre clochetons et lucarnes d'origine avaient disparu. Le clocher fut restauré dans son intégrité et ses clochetons entre 1904 et 1907, mais l'église subit de nouveaux dommages le 6 juin 1944, réparés en 1968. En 1932, les reliques du martyr romain saint Hélidore, mort vers 820, furent déposées dans l'église et donnent lieu depuis à un pèlerinage.

L'édifice présente un plan en croix latine ; le portail occidental est protégé par un porche du XIIe siècle, à ouverture en plein cintre et pignon triangulaire, rappelé par le pignon de la nef. La nef, composée de huit travées, est éclairée par des fenêtres en lancette, simples ouvertures situées au-dessus d'une rangée d'arcatures aveugles également en lancette. Elle est flanquée de bas-côtés accessibles par des arcades en plein cintre ou par des arcs légèrement brisés, reposant sur de robustes colonnes cylindriques ; les bas-côtés reçoivent également la lumière par de simples baies ogivales sans colonnettes. Le chœur se termine par une abside à cinq pans ornée de chapiteaux élégants.

La tour-lanterne, perchée sur la croisée du transept, constitue l'élément le plus remarquable ; seul le premier étage est visible depuis l'intérieur. Ce niveau présente quatre baies en lancette garnies de balustres qui surplombent une galerie aux ouvertures traitées de la même manière ; à l'extérieur, chaque face montre deux fenêtres géminées avec rosace, encadrées de colonnettes et accompagnées d'arcatures aveugles. Le premier étage est achevé par une corniche décorée sous laquelle court une frise de trèfles trilobés. Le second étage, comparable à celui de la tour de l'église Saint-Romain d'Étréham, offre sur chaque face deux très hautes fenêtres géminées encadrées par deux arcatures aveugles et se termine par une corniche richement ornée de guirlandes de vigne et de feuillage, soulignée d'une frise de fleurs crucifères ; des acrotères marquent les angles et le milieu de chaque face à chaque niveau. Une flèche octogonale de 23 mètres couronne l'ensemble ; ajourée de trèfles dont le nombre de lobes diminue vers le sommet, elle est entourée de quatre clochetons et de quatre lucarnes élevés sur des colonnettes, éléments reconstruits au début du XXe siècle par l'architecte Anthime de la Roque. La hauteur exceptionnelle de la flèche pour une église rurale témoigne de la richesse et de la puissance des constructeurs normands au XIIIe siècle.

Liens externes