Frise chronologique
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Nef unique et abside romane.
XVe siècle
Ajout des chapelles
Ajout des chapelles
XVe siècle (≈ 1550)
Deux chapelles latérales formant faux transept.
Fin XVIe siècle
Destruction partielle
Destruction partielle
Fin XVIe siècle (≈ 1695)
Guerres de Religion ravagent l'édifice.
1701
Décision de reconstruction
Décision de reconstruction
1701 (≈ 1701)
Ordre de l'évêque de Montpellier.
1729-1741
Reconstruction totale
Reconstruction totale
1729-1741 (≈ 1735)
Travaux dirigés par Sellier et Rollin.
1745
Achèvement du clocher
Achèvement du clocher
1745 (≈ 1745)
Partie haute ajoutée.
1979
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1979 (≈ 1979)
Protection officielle de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Martin (cad. A 209) : classement par arrêté du 11 juillet 1979
Personnages clés
| Étienne Giral - Architecte |
Auteur des plans initiaux (1701). |
| Sellier - Maître maçon |
Reconstruit l'église (1729-1741). |
| Rollin - Architecte |
Modifie les plans de Giral. |
| Évêque de Montpellier - Commanditaire |
Ordone la reconstruction en 1701. |
Origine et histoire
L'église Saint-Martin de Lansargues, située dans l'Hérault en région Occitanie, trouve ses origines au XIIe siècle avec une nef unique et une abside. Cet édifice primitif, partiellement détruit lors des guerres de Religion à la fin du XVIe siècle, conserve des traces de son décor sculpté roman. L’extension médiévale inclut deux chapelles latérales ajoutées au XVe siècle, formant un faux transept, tandis que l’abside romane subsiste, aujourd’hui enclavée dans le presbytère.
Au début du XVIIIe siècle, l’église, en ruine, est reconstruite sur décision de l’évêque de Montpellier en 1701. Les plans initiaux, dessinés par l’architecte Étienne Giral, sont modifiés entre 1729 et 1741 par le maître maçon Sellier, sous les conseils de l’architecte Rollin. Le nouvel édifice, achevé en 1741, présente une nef voûtée flanquée de huit chapelles latérales et un chevet plat. Le clocher, adossé à la nef et à la sacristie, combine une base ancienne et une partie haute datée de 1745. La façade sud, ornée d’un fronton triangulaire et d’un oculus, intègre aussi l’ancienne porte romane retaillée, témoin de l’église primitive.
Classée Monument Historique en 1979, l’église allie des éléments romans (décors sculptés, abside) à une architecture classique du XVIIIe siècle, illustrée par ses pilastres ioniques, son entablement et ses chapelles latérales. La sacristie occupe l’emplacement de l’ancienne chapelle Notre-Dame de l’édifice médiéval. Les modifications successives reflètent les évolutions stylistiques et les besoins liturgiques, depuis le Moyen Âge jusqu’à l’époque moderne.