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Église Saint-Martin de Laroque-d'Olmes dans l'Ariège

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise gothique

Église Saint-Martin de Laroque-d'Olmes

    Rue de l'Église
    09600 Laroque-d'Olmes
Propriété de la commune
Église Saint-Martin de Laroque-dOlmes
Église Saint-Martin de Laroque-dOlmes
Église Saint-Martin de Laroque-dOlmes
Église Saint-Martin de Laroque-dOlmes
Église Saint-Martin de Laroque-dOlmes
Église Saint-Martin de Laroque-dOlmes
Église Saint-Martin de Laroque-dOlmes
Église Saint-Martin de Laroque-dOlmes
Église Saint-Martin de Laroque-dOlmes
Église Saint-Martin de Laroque-dOlmes
Église Saint-Martin de Laroque-dOlmes
Église Saint-Martin de Laroque-dOlmes
Église Saint-Martin de Laroque-dOlmes
Église Saint-Martin de Laroque-dOlmes
Église Saint-Martin de Laroque-dOlmes
Crédit photo : BLUMJ - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1800
1900
2000
1163
Traité de Laroque-d'Olmes
XIIIe siècle
Rattachement à Saint-Sernin
fin XIIIe - début XIVe siècle
Âge d'or drapier
XIVe siècle
Construction de l'édifice
1885
Voûtement de la nef
17 décembre 2001
Inscription MH
2004
Installation de l'orgue
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'église, en totalité (cad. B 628) : inscription par arrêté du 17 décembre 2001

Personnages clés

Raymond V de Toulouse - Comte de Toulouse (1148-1194) Signataire du traité de 1163
Raymond Trencavel - Vicomte de Carcassonne Cosignataire du traité de 1163
Roger Bernard - Comte de Foix Bénéficiaire de la terre d'Olmes
Abbé de Saint-Sernin - Responsable ecclésiastique Cède l’église à Raymond en 1238

Origine et histoire

L’église Saint-Martin de Laroque-d’Olmes, aussi appelée église du Saint-Sacrement ou Notre-Dame du Mercadal, fut édifiée au XIVe siècle sur l’emplacement d’une ancienne église romane. Ce lieu marqua en 1163 la signature d’un traité éphémère entre Raymond V de Toulouse et Raymond Trencavel, vicomte de Carcassonne, scellant des tensions territoriales entre comtes de Foix, de Toulouse, et vicomtes de Carcassonne. L’église devint un prieuré dépendant de l’abbaye Saint-Sernin de Toulouse au XIIIe siècle, bien qu’absente de son cartulaire avant 1200. Son importance économique crût avec l’essor drapier local à la fin du XIIIe siècle, avant de décliner durant la guerre de Cent Ans et les guerres de Religion.

La construction gothique méridionale se caractérise par une nef unique flanquée de chapelles latérales, un chœur éclairé par sept fenêtres à meneaux, et un clocher octogonal à deux étages de baies. Le portail, orné de trois archivoltes et de chapiteaux végétaux, est précédé d’un porche voûté aux culots sculptés de têtes d’anges. À l’intérieur, dix œuvres remarquables sont classées, dont une statue des Pénitents, une peinture murale du Baptême du Christ, et des fonts baptismaux. L’église, inscrite aux monuments historiques en 2001, conserve aussi des peintures murales dans son baptistère et un orgue Gonzales installé en 2004, originaire de la chapelle royale de Versailles.

L’histoire de l’église reflète les conflits féodaux et religieux de la région. Au XVIe siècle, elle subit des interventions architecturales, puis des réaménagements majeurs au XIXe siècle, comme le voûtement de la nef en 1885, entraînant son déclassement temporaire. Son clocher, doté de gargouilles et de fleurons, ainsi que sa menuiserie ancienne cloutée, témoignent de son héritage médiéval. La cure resta sous la nomination du chapitre de Saint-Sernin jusqu’à la Révolution, soulignant son ancrage dans les structures ecclésiastiques toulousaines.

Liens externes