Frise chronologique
1631-1656
Reconstruction partielle
Reconstruction partielle
1631-1656 (≈ 1644)
Travaux sous le curé Pantaléon et Nicolas Boevin.
XVIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XVIe siècle (≈ 1650)
Période principale de construction de l'église.
22 mai 1905
Classement MH
Classement MH
22 mai 1905 (≈ 1905)
Clocher classé monument historique.
1905
Restauration du clocher
Restauration du clocher
1905 (≈ 1905)
Travaux dirigés par l'architecte Sincil.
1920
Réfection du lambris
Réfection du lambris
1920 (≈ 1920)
Intervention du menuisier Debray.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Clocher : classement par arrêté du 22 mai 1905
Personnages clés
| M. Pantaléon - Curé de la paroisse |
Initiateur des reconstructions au XVIIe siècle. |
| Nicolas Boevin - Maître maçon |
Responsable des travaux de reconstruction. |
| M. Sincil - Architecte en chef |
Dirigea la restauration de 1905. |
| Jean-Jacques Durant - Entrepreneur |
Réparations urgentes en 1822. |
| M. Debray - Menuisier-ébéniste |
Réfection du lambris en 1920. |
Origine et histoire
L'église Saint-Martin de Loisail, située dans le département de l'Orne en Normandie, est un édifice catholique construit principalement au XVIe siècle. Elle présente un plan en croix latine, avec une nef, deux chapelles latérales formant transept, et un chœur terminant par une abside à trois pans. Son clocher Renaissance, postérieur à la nef, est surmonté d’un dôme polygonal orné de pinacles et d’un lanternon. La façade principale intègre un bas-relief représentant saint Martin partageant son manteau avec un pauvre, tandis que des inscriptions attestent de travaux menés au XVIIe siècle sous l’impulsion du curé Pantaléon et du maître maçon Nicolas Boevin.
Classée monument historique en 1905 pour son clocher, l’église a fait l’objet de restaurations notables, notamment en 1905 sous la direction de l’architecte Sincil, puis en 1920 pour la réfection du lambris de couvrement. Les matériaux utilisés, moellons et pierre de taille de calcaire, contrastent avec le soubassement en grès ferrugineux. Parmi les éléments remarquables, on note une statue équestre polychrome de saint Martin sur la tour, des baies en plein cintre, et une voûte en berceau brisé dans la nef. Une fenêtre romane obstruée, vestige de l’église paroissiale du XIe siècle, subsiste sur le mur sud de la nef.
Les dates gravées sur l’édifice (1631, 1634, 1636, 1656) témoignent des phases de reconstruction au XVIIe siècle, tandis que des réparations urgentes sont mentionnées en 1822, concernant le mobilier et les huisseries. La tour clocher, élément protégé, domine l’ensemble avec ses cinq niveaux d’élévation, sa tourelle d’escalier demi-hors-œuvre, et ses frontons ornés de motifs végétaux. L’édifice, propriété de la commune, illustre l’architecture religieuse normande, mêlant héritage médiéval et influences Renaissance.