Construction romane XIIe siècle (≈ 1250)
Édification initiale de l'église avec des éléments romans.
XIVe et XVe siècles
Voûtement ogival
Voûtement ogival XIVe et XVe siècles (≈ 1550)
Ajout de voûtes d'ogives dans la travée nord.
XVIe siècle
Ajout du clocher
Ajout du clocher XVIe siècle (≈ 1650)
Construction du clocher et du portail.
Seconde moitié du XIXe siècle
Restauration majeure
Restauration majeure Seconde moitié du XIXe siècle (≈ 1975)
Travaux de restauration dirigés par l'architecte Védrenne.
1991
Inscription MH
Inscription MH 1991 (≈ 1991)
L'église est inscrite au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité (cad. AW 31) : inscription par arrêté du 14 juin 2012
Personnages clés
Védrenne
Architecte responsable des restaurations du XIXe siècle.
Origine et histoire de l'Église Saint-Martin de Louzac
L'église Saint-Martin-de-Louzac est l'église paroissiale du bourg de Louzac, commune associée de Louzac-Saint-André, dans le département de la Charente ; elle appartient au diocèse d'Angoulême. D'origine romane, l'édifice remonte au XIIe siècle ; il a été incendié puis reconstruit et a fait l'objet de reprises aux XIVe et XVIe siècles. Le clocher et le portail datent du XVIe siècle. Des chapelles ont été adossées aux côtés de la deuxième travée de la nef : à l'époque romane, la travée sud sous le clocher présente une coupole sur pendentifs percée d'un orifice pour les cloches, tandis qu'aux XIVe et XVe siècles la travée nord a été voûtée d'ogives. Le chœur est voûté en cul-de-four en brique et la nef est couverte en arc segmentaire en brique. Le portail en plein cintre conserve un riche décor de feuillages sur les tailloirs et les chapiteaux ; son archivolte est sculptée et un modillon orne la façade. D'importants travaux ont été menés dans la seconde moitié du XIXe siècle, notamment au clocher sous la direction de l'architecte Védrenne, avec le voûtement d'une chapelle en 1878 et le voûtement de la nef en brique en 1892. L'église présente de nombreuses traces de graffiti : selon le Groupe de Recherches Archéologiques et Historiques Tolvère, on compte entre 500 et 1 000 inscriptions et dessins, les plus anciens datant du XIIe siècle, parfois réalisés par les artisans du chantier, et les plus récents du XIXe siècle. La croix est le motif le plus fréquent, laissé en grand nombre par les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle puisque l'édifice se situe sur un itinéraire secondaire ; on trouve aussi des mains, des angelots, des coquilles Saint-Jacques, des pas de pèlerin et des figures de pèlerins. Parmi les éléments remarquables de l'édifice figurent l'escalier, la façade, le portail, le clocher et l'abside. La cloche, datée de 1607, fait l'objet d'une protection au titre des monuments historiques, et l'église elle-même est inscrite au titre des monuments historiques depuis 1991.