Frise chronologique
fin XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
fin XIIe siècle (≈ 1295)
Édifice roman érigé, chapiteaux sculptés.
1607
Fonte de la cloche
Fonte de la cloche
1607 (≈ 1607)
Cloche classée monument historique.
XVIe siècle
Reconstruction partielle
Reconstruction partielle
XVIe siècle (≈ 1650)
Clocher et portail refaits après incendie.
1858, 1878, 1892
Restaurations majeures
Restaurations majeures
1858, 1878, 1892 (≈ 1892)
Travaux sur nef, chapelles et clocher.
5 décembre 1991
Première protection
Première protection
5 décembre 1991 (≈ 1991)
Inscription aux monuments historiques.
14 juin 2012
Protection totale
Protection totale
14 juin 2012 (≈ 2012)
Classement de l’église en totalité.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité (cad. AW 31) : inscription par arrêté du 14 juin 2012
Personnages clés
| Artisans du XIIe siècle - Bâtisseurs anonymes |
Auteurs des graffiti et sculptures romanes. |
| Pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle - Voyageurs dévots |
Auteurs de croix gravées sur les murs. |
| Architecte Védrenne - Responsable des travaux |
Dirigea la restauration du clocher en 1858. |
| GRAHT (Groupe de Recherches Archéologiques et Historiques Tolvère) - Experts en graffiti |
Étudièrent les inscriptions murales anciennes. |
Origine et histoire
L’église Saint-Martin de Louzac, située dans le bourg de Louzac-Saint-André (Charente, Nouvelle-Aquitaine), est un édifice religieux d’origine romane construit à la fin du XIIe siècle. Elle fut partiellement reconstruite après un incendie, avec des éléments comme le clocher et le portail datant du XVIe siècle. Son architecture mêle une nef voûtée en arc segmentaire, une coupole sur pendentifs sous le clocher, et une chapelle latérale à voûtes d’ogives. Les chapiteaux du portail, sculptés de motifs végétaux, ainsi que les modillons en façade, illustrent l’art roman local. L’église fut restaurée à plusieurs reprises aux XIXe siècle (1858, 1878, 1892), notamment pour voûter la nef en brique et consolider le clocher.
Les murs de l’église abritent entre 500 et 1000 graffiti, datant du XIIe au XIXe siècle. Réalisés par des artisans, des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle (l’église étant sur un itinéraire secondaire) et des fidèles, ces dessins représentent surtout des croix, mais aussi des mains, des coquilles, des angelots ou des silhouettes de pèlerins. La cloche de 1607, classée monument historique, témoigne de la vie paroissiale d’Ancien Régime. L’édifice, propriété de la commune, est inscrit aux monuments historiques depuis 1991, puis protégé en totalité en 2012.
Historiquement, l’église dépendait de l’archiprêtré de Jarnac et était liée au chapitre cathédral de Saintes par une vicairie perpétuelle. Son mobilier et son architecture reflètent les évolutions liturgiques et artistiques, des origines romanes aux ajouts gothiques (chapelle nord aux XIVe–XVe siècles) et aux restaurations modernes. Les graffiti, étudiés par le GRAHT (Groupe de Recherches Archéologiques et Historiques Tolvère), offrent un aperçu rare des pratiques dévote et artisanale à travers les siècles.