Construction initiale XIe siècle (≈ 1150)
Édification du mur gouttereau nord et du porche nord.
XIIe siècle
Reconstruction façade
Reconstruction façade XIIe siècle (≈ 1250)
Reconstruction de la façade occidentale et du mur sud.
XVe siècle
Rénovation du chœur
Rénovation du chœur XVe siècle (≈ 1550)
Reconstruction du chœur et ajout de la chapelle seigneuriale.
1962
Classement historique
Classement historique 1962 (≈ 1962)
Inscription de l'église au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. AH 163) : inscription par arrêté du 18 juin 1962
Personnages clés
Gaston Watkin
Sculpteur de la Vierge à l'Enfant et du bas-relief en calcaire.
Marguerite Griset
Sculptrice ayant participé au bas-relief en calcaire.
Guillaume Gillet
Personnage honoré par un autel-tombeau dans la chapelle sud.
Origine et histoire de l'Église Saint-Martin
Située à Maillé (Indre-et-Loire), l'église paroissiale Saint-Martin occupe la partie méridionale du bourg ; son chœur est tourné vers l'est et la nef vers l'ouest. Rattachée à la paroisse Notre-Dame-en-Bouchardais, l'édifice conserve une phase initiale datable du XIe siècle, puis fait l'objet d'importantes reprises aux XIIe et XVe siècles. Il est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 18 juin 1962.
Le mur gouttereau nord de la nef, en petit appareil irrégulier et percé de baies en plein cintre, constitue le principal vestige de l'époque romane. La façade occidentale et le mur sud ont été reconstruits au XIIe siècle puis restaurés au XVe siècle ; la façade est flanquée de quatre contreforts plaqués et protégée par un porche dont le mur nord est également datable du XIe siècle. La porte en plein cintre s'ouvre par un double rouleau dont le second est décoré d'un gaufrage à pentagones et retombe sur des colonnettes ; les vantaux portent des têtes de clous et des motifs pentagonaux.
Le chœur, reconstruit au XVe siècle, présente un chevet plat et deux travées éclairées par des baies en plein cintre, la baie du chevet étant de style gothique. Plus large que la nef, il est souligné par un contrefort massif à chacun de ses angles et sa voûte repose sur des arcs brisés. La chapelle seigneuriale ajoutée au sud de la nef au XVe siècle est voûtée sur croisée d'ogives.
Une pierre des morts est disposée à l'extérieur de l'édifice. Quatre éléments du mobilier sont protégés au titre des monuments historiques : une Vierge à l'Enfant sculptée par Gaston Watkin, inscrite en 1926 et placée dans la chapelle sud ; un bas-relief en calcaire, hommage aux victimes du massacre de Maillé, sculpté par Gaston Watkin et Marguerite Griset et apposé contre le mur nord de la nef (inscrit en 2007) ; un autel-tombeau de Guillaume Gillet, installé dans la chapelle sud (inscrit en 2007) ; et une statue de sainte Barbe en bois sculpté peint du XVIIIe siècle, logée dans une niche aménagée dans le mur de la nef à l'entrée de la chapelle sud (inscrite en 2007).