Église Saint-Martin de Mareuil-sur-Ourcq dans l'Oise

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise gothique

Église Saint-Martin de Mareuil-sur-Ourcq

  • 4 Petite rue de l'Église
  • 60890 Mareuil-sur-Ourcq
Église Saint-Martin de Mareuil-sur-Ourcq
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Crédit photo : Pierre Poschadel - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1213
Fondation de la chapelle
Première moitié du XIIIe siècle
Construction de l'édifice
1630
Enregistrement des curés
Milieu du XVIe siècle
Réfection de la flèche
1773
Refonte du portail
22 janvier 1922
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise : classement par arrêté du 9 janvier 1922

Origine et histoire de l'Église Saint-Martin

L'église Saint-Martin de Mareuil-sur-Ourcq, dans l'Oise, est une paroissiale catholique implantée au sommet d'une butte dominant la vallée de l'Ourcq, au nord du bourg. Classée au titre des monuments historiques par arrêté du 22 janvier 1922, elle présente un bon état de conservation et dépend aujourd'hui de la paroisse Sainte-Jeanne-d'Arc du Multien. La fondation de la paroisse est inconnue ; sous l'Ancien Régime elle relevait du doyenné d'Acy-en-Multien et le collateur de la cure était le prieuré Sainte-Céline de Meaux. Une chapelle consacrée à saint Nicolas y fut fondée en 1213 et les noms des curés sont connus depuis 1630, gravés sur deux plaques du bas-côté nord. La réorganisation diocésaine d'après la Révolution et le Concordat a successivement modifié les rattachements ; depuis 1821 la paroisse appartient au diocèse de Beauvais, et la grande paroisse actuelle a été constituée en 1996 ; les messes dominicales y sont célébrées deux fois par mois.

L'édifice est un ensemble très homogène de style gothique, bâti en trois campagnes rapprochées au cours de la première moitié du XIIIe siècle. Le plan est cruciforme et symétrique : nef de quatre travées accompagnée de deux bas-côtés, transept débordant dont les croisillons se prolongent par deux chapelles carrées vers l'est, et chœur d'une seule travée à chevet plat. La sculpture et la modénature des trois premières travées reflètent pleinement l'époque de construction, mais l'architecture conserve des traits de la tradition romane tardive — proportions, arcatures et baies en plein cintre, absence de fenêtres à remplage — en lien avec le courant architectural du diocèse de Soissons. Trois campagnes se distinguent clairement : la première a réalisé le chœur, le transept et les chapelles, la deuxième la quatrième travée de la nef et des bas-côtés, la troisième les trois travées occidentales et la façade ; ces phases se lisent notamment dans les profils des ogives et dans l'emploi de pilastres pour les grandes arcades.

Le vaisseau central, relativement élancé, contraste avec le clocher central trapu surmonté d'une flèche en charpente récente recouverte d'ardoise et interrompue par un lanternon. L'ensemble est voûté d'ogives ; la nef, le transept et le chœur comportent des élévations à deux niveaux et des travées proches du carré, tandis que les travées des bas-côtés sont plus barlongues. Les murs de la nef, bâtis en pierre de taille soigneusement appareillée, sont laissés apparents et soulignent l'élancement de l'espace.

À l'intérieur, les supports associent piliers cantonnés de colonnettes et faisceaux de fines colonnettes logées dans les angles ; les chapiteaux portent des feuilles polylobées ou des crochets gothiques et les clés de voûte sont ornées de couronnes de feuillages parfois flanquées de têtes humaines ou monstrueuses. Les grandes arcades présentent des profils variés — simple rouleau vers la nef, double rouleau vers les bas-côtés — et la dernière travée à l'est est plus ancienne que les autres, ce qui se traduit par des différences de sculpture et de modénature. Dans les bas-côtés, des arcatures plaquées en plein cintre apparaissent dans les trois premières travées et retombent sur colonnettes aux chapiteaux finement sculptés ; les voûtes y adoptent des profils adaptés à leur moindre superficie et les clés de voûte affichent des motifs de rosaces ou d'écussons.

La croisée du transept, de plan carré, est renforcée par des pilastres intérieurs destinés à soutenir le clocher ; les élévations des croisillons comportent de hautes lancettes fortement ébrasées vers l'extérieur et des ouvertures en plein cintre sur les faces occidentales. Le chœur reprend le même appareil de supports que la croisée et s'ouvre sur un triplet de lancettes en arc brisé surmonté d'un oculus ; le parti constructif se caractérise par l'absence de hiérarchie marquée entre les diamètres des fûts, ce qui est ici une particularité notable. La chapelle nord est dédiée à saint Joseph et la chapelle sud à la Vierge ; la clé de voûte de la chapelle nord représente un évêque identifié comme saint Martin par une lettre gravée sur le livre qu'il tient.

À l'extérieur, la façade occidentale porte le portail néo-classique refait en 1773, sur lequel a été ouverte une grande rosace dépourvue de remplage, tandis que les contreforts gothiques conservent des larmiers et des modénatures anciennes, parfois décorés d'un animal sculpté en haut-relief. Les murs gouttereaux et les croisillons montrent une corniche de corbeaux et des contreforts caractéristiques de la première période gothique, et le clocher central, peu élevé, s'ouvre par de petites baies en plein cintre au niveau du beffroi.

Le mobilier n'inclut aucun objet classé ou inscrit au titre des monuments historiques ; le chœur est orné de boiseries baroques composées de pilastres ioniques cannelés, panneaux sculptés et entablement décoré, ainsi que de statues en grandeur naturelle de sainte Marguerite et de saint Martin. Une tradition attribue au maître-autel en marbre une donation en 1765, mais cette attribution est probablement erronée selon la source. Enfin, l'édifice a été peu remanié au fil des siècles, si ce n'est la refonte du portail en 1773 et la réfection de la flèche après le milieu du XVIe siècle.

Liens externes