Legs à l'abbaye de Tulle 930 (≈ 930)
Vicomte Adémar des Echelles cède l'église.
XIIIe siècle
Transformation en paroisse
Transformation en paroisse XIIIe siècle (≈ 1350)
Le prieuré devient église paroissiale.
1461
Repeuplement post-Guerre de Cent Ans
Repeuplement post-Guerre de Cent Ans 1461 (≈ 1461)
Nouveaux tenanciers s'installent à Mayrinhac.
24 février 2003
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 24 février 2003 (≈ 2003)
Inscription de l'édifice à l'inventaire.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église (cad. AD 139) : inscription par arrêté du 24 février 2003
Personnages clés
Adémar des Echelles - Vicomte et donateur
Lègue l'église à l'abbaye de Tulle (930).
Pierre de Cardaillac - Religieux de Tulle
Organise le repeuplement en 1461.
Guibert de Malemort - Prior de Mayrinhac (1337)
Vicaire pour l'évêché de Tulle.
Origine et histoire
L'église Saint-Martin de Mayrinhac-le-Francal, située dans le hameau de Mayrinhac (aujourd'hui rattaché à Rocamadour), remonte au Xe siècle. Elle succéda probablement à un oratoire mérovingien dédié à saint Martin, comme le suggère l'ancienneté de sa titulature. Le site, occupé dès l'époque gallo-romaine, révèle des traces archéologiques (tuiles, monnaies) attestant d'une présence humaine ancienne. Le nom Mayrinhac, d'origine gallo-romaine (Matrinius + -acum), évoque un « domaine de la Mère », possiblement lié à un culte païen puis christianisé.
L'église fut rattachée à l'abbaye de Tulle dès 930, grâce au legs du vicomte Adémar des Echelles, qui y établit un prieuré. Ce dernier devint une paroisse au XIIIe siècle. L'édifice actuel, de style roman, conserve des éléments défensifs et un enfeu seigneurial du XIIIe siècle. Au XVe siècle, après les ravages de la Guerre de Cent Ans, le hameau fut repeuplé par des tenanciers locaux sous l'impulsion de Pierre de Cardaillac. L'église, inscrite aux Monuments Historiques en 2003, illustre l'évolution religieuse et sociale du Quercy médiéval.
Le site est aussi marqué par des vestiges préhistoriques, comme le dolmen du Pech Bourrel 2, et par une toponymie liée aux pèlerinages (ex. : La Montjoye). La sénéchaussée de Martel, dont dépendait Mayrinhac, reflète son ancrage administratif dans le Quercy. La fusion avec Rocamadour en 1801 acheva son histoire communale, mais l'église reste un témoignage architectural et spirituel de la région.