Eglise Saint-Martin de Mayrinhac-le-Francal à Rocamadour dans le Lot

Eglise Saint-Martin de Mayrinhac-le-Francal

  • 46500 Rocamadour
Eglise Saint-Martin de Mayrinhac-le-Francal
Eglise Saint-Martin de Mayrinhac-le-Francal
Eglise Saint-Martin de Mayrinhac-le-Francal
Eglise Saint-Martin de Mayrinhac-le-Francal
Eglise Saint-Martin de Mayrinhac-le-Francal
Eglise Saint-Martin de Mayrinhac-le-Francal
Eglise Saint-Martin de Mayrinhac-le-Francal
Eglise Saint-Martin de Mayrinhac-le-Francal
Crédit photo : Pymouss - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
900
1000
1300
1400
1500
2000
930
Testament d'Adémar
937
Première mention écrite
1337
Administration ecclésiastique
XIIIe siècle
Devenue paroisse
1461
Dépeuplement du village
2003
Inscription monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'église (cad. AD 139) : inscription par arrêté du 24 février 2003

Personnages clés

Adémar Vicomte ayant légué l'église à l'abbaye de Tulle.
Guibert de Malemort Prior de Mayrinhaco et vicaire pour l'évêché.
Pierre de Cardaillac Seigneur ayant confié les terres à de nouveaux tenanciers.
Arnaud Évêque de Tulle dont la mort a conduit à l'institution de vicaires.
Victor Dupont Architecte responsable de la restauration du XIXe siècle

Origine et histoire

L'église Saint-Martin de Mayrinhac-le-Francal, mentionnée dès 937, se situe dans le hameau de Mayrinhac-le-Francal, ancienne commune aujourd'hui rattachée à Rocamadour dans le Lot (Occitanie). Inscrite à l'inventaire des monuments historiques par arrêté du 24 février 2003, elle est de style roman et se compose d'une nef et d'un chevet plat cantonnés de contreforts-pilastres semi-cylindriques. Le mur nord, qui borde le cimetière, conserve un enfeu du XIIIe siècle ayant abrité une tombe seigneuriale, et les parties hautes portent encore la trace d'aménagements défensifs. Des traces d'occupation gallo-romaine ont été relevées au sud du hameau, notamment un site à tegulae et la découverte d'un aureus. Selon la tradition, l'église aurait succédé à un oratoire mérovingien, hypothèse fondée sur l'ancienneté de sa titulature à saint Martin. L'abbaye de Tulle possédait l'église en vertu du testament du vicomte Adémar rédigé vers 930 et y établit un prieuré, qui devint paroisse vers le XIIIe siècle. Guibert de Malemort, prior de Mayrinhaco, figure parmi les trois vicaires institués par le chapitre de Tulle en 1337 pour administrer l'évêché après la mort de l'évêque Arnaud. Le village dépendait de la sénéchaussée de Martel, de l'élection de Figeac et de la subdélégation de Gourdon ; il fut dépeuplé en 1461 à la suite des troubles liés à la Guerre de Cent Ans, après quoi Pierre de Cardaillac confia les terres à de nouveaux tenanciers contre un cens. La municipalité de Mayrinhac fut réunie à Rocamadour en 1801. L'origine toponymique est attestée par de nombreuses formes anciennes (Madriniacum, Matriniaco, Mariniaco, Meyrignac, Mayrinhac-le-Francal, etc.) et l'étymologie propose une formation gallo-romaine à partir du nom Matrinius + le suffixe -acum, signifiant « domaine de la Mère », en lien avec un ancien culte maternel évoqué par un lieu-dit La Montjoye au XVIIIe siècle qui orientait les pèlerins. À proximité du hameau se trouvent également des dolmens, dont le dolmen du Pech Bourrel 2, situé près d'une route en direction du hameau des Alix.

Liens externes