Frise chronologique
fin de l'été 1918
Destruction partielle
Destruction partielle
fin de l'été 1918 (≈ 50)
Effondrement voûte et nef
3e quart du XIIe siècle
Construction du chœur
Construction du chœur
3e quart du XIIe siècle (≈ 1262)
Chœur voûté d'ogives et niche d'autel
1852
Reconstruction de la nef
Reconstruction de la nef
1852 (≈ 1852)
Remplacement d'un ouvrage ruiné
15 octobre 1919
Classement monument historique
Classement monument historique
15 octobre 1919 (≈ 1919)
Protection après les dégâts
1921-1924
Restauration par Lucien Sallez
Restauration par Lucien Sallez
1921-1924 (≈ 1923)
Retour à l'état d'origine
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 15 octobre 1919
Personnages clés
| Lucien Sallez - Architecte des Monuments historiques |
Dirigea la restauration (1921-1924) |
Origine et histoire
L'église Saint-Martin de Merval, située dans la commune déléguée de Merval (Les Septvallons, Aisne), est un édifice dont le chœur remonte au 3e quart du XIIe siècle. Ce chœur voûté d'ogives, prolongé par une niche d'autel en arc brisé, contraste avec la nef plus basse, plafonnée et construite en 1852 pour remplacer un ouvrage antérieur probablement ruiné. L'arc triomphal en tiers-point, surmonté d'un clocher-mur à deux arcades jumelles, marque la transition entre ces deux parties.
Durant l'Ancien Régime, la paroisse de Merval dépendait de l'évêché de Soissons (archidiaconé du Tardenois) et sa cure était présentée par l'archevêque de Reims, partagé avec l'évêque de Soissons et l'abbaye Saint-Yved de Braine. Au XVIIIe siècle, Merval formait une paroisse unique avec le village voisin de Serval. L'église, gravement endommagée en 1918 lors de la retraite allemande (effondrement de la voûte et de la nef), fut classée monument historique le 15 octobre 1919.
Sa restauration, menée de 1921 à 1924 sous la direction de l'architecte des Monuments historiques Lucien Sallez, visait à retrouver son état d'origine. Pendant les travaux, une chapelle provisoire en bois permit de maintenir le culte. Les éléments protégés incluent l'ensemble de l'édifice, propriété de la commune. Aujourd'hui, l'église témoigne à la fois de son héritage médiéval et des reconstructions liées aux conflits du XXe siècle.