Frise chronologique
Ve siècle
Origine présumée de la crypte
Origine présumée de la crypte
Ve siècle (≈ 550)
Souterrain-refuge celtique réaménagé.
XIIe siècle
Construction des parties romanes
Construction des parties romanes
XIIe siècle (≈ 1250)
Façade sculptée et nef primitive.
1488
Travaux gothiques attestés
Travaux gothiques attestés
1488 (≈ 1488)
Procès-verbal mentionnant un « arceau ».
XVIe siècle
Guerres de Religion
Guerres de Religion
XVIe siècle (≈ 1650)
Fortifications et traces d’incendie.
1909
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1909 (≈ 1909)
Protection officielle de l’édifice.
1976
Redécouverte de la crypte
Redécouverte de la crypte
1976 (≈ 1976)
Par le curé D. Héraud.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Martin : classement par arrêté du 10 février 1909
Personnages clés
| D. Héraud - Curé de Meursac |
Redécouvreur de la crypte en 1976. |
Origine et histoire
L’église Saint-Martin de Meursac, située dans le département de la Charente-Maritime, est un édifice paroissial dont l’architecture reflète plusieurs siècles d’histoire. Les parties les plus anciennes, datant du XIIe siècle, illustrent l’art roman saintongeais, avec une façade élancée ornée de sculptures symboliques (visages, animaux, entrelacs). Le portail en plein cintre et les modillons latins (Leopardus, Colube) témoignent du savoir-faire des artisans médiévaux. La nef, initialement voûtée en berceau, a été modifiée ultérieurement, tandis que les chapiteaux nus rappellent sa structure primitive.
Au XIIIe siècle, des transformations gothiques ont enveloppé le transept et le chœur roman, créant un contraste stylistique marqué. Les voûtes en croisée d’ogives, les culs-de-lampe sculptés (têtes humaines, oiseaux) et les baies ogivales éclairant le sanctuaire datent de cette période. Un procès-verbal de 1488 mentionne la construction d’un « arceau » sous le clocher, révélant des travaux majeurs. Le clocher carré, flanqué d’une tourelle « en pomme de pin », porte encore les stigmates des guerres de Religion (XVIe siècle) : échauguettes, mâchicoulis et traces d’incendie attestent des violences locales.
La crypte, redécouverte en 1976 par le curé D. Héraud, est taillée dans le roc et remonte peut-être au Ve siècle, réaménagée au XIIe. Utilisée comme ossuaire, elle repose sur un souterrain-refuge d’origine potentiellement celtique. À l’extérieur, la façade à trois niveaux et le chevet carré reflètent les ajouts successifs, tandis que le retable baroque (XVIIIe siècle), restauré en 1975, proviendrait de l’abbaye aux Dames de Saintes. Classée Monument Historique en 1909, l’église synthétise ainsi l’histoire mouvementée de la Saintonge, entre conflits, dévotion et adaptations architecturales.