Crédit photo : Benoît Prieur (1975–) Autres noms Nom de naissance - Sous licence Creative Commons
Frise chronologique
1250
Première mention écrite
Première mention écrite
1250 (≈ 1250)
Pouillé du diocèse de Lyon (*Ecclesia sancti Martini*)
XIVe siècle
Construction principale
Construction principale
XIVe siècle (≈ 1450)
Période de construction attestée
1919
Fermeture au culte
Fermeture au culte
1919 (≈ 1919)
Remplacée par l’église Saint-Romain
24 novembre 1928
Classement du retable
Classement du retable
24 novembre 1928 (≈ 1928)
Bas-relief devenu haut-relief intérieur
1938-1939
Dégâts partiels
Dégâts partiels
1938-1939 (≈ 1939)
Endommagée après la fermeture
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Bas-relief encastré dans la façade Ouest près de la porte : classement par arrêté du 24 novembre 1928
Personnages clés
| Martin de Tours - Saint patron |
Dédicataire de l’église |
Origine et histoire
L'église Saint-Martin de Miribel, située dans le cimetière du même nom à Miribel (Ain), est mentionnée dès 1250 sous le nom Ecclesia sancti Martini dans un pouillé du diocèse de Lyon. Bien que son chœur gothique remonte aux XIIe et XIIIe siècles, sa construction principale date du XIVe siècle. La chapelle sud, plus tardive, daterait des XVe et XVIe siècles. L’édifice, dédié à Martin de Tours, a cessé d’être un lieu de culte en 1919, remplacé par l’église Saint-Romain voisine. Aujourd’hui, seuls subsistent la croisée du transept, une partie du clocher originel, l’abside à l’est et une chapelle latérale au sud.
Le retable de l’église, initialement un bas-relief extérieur près de la porte ouest (devenu haut-relief intérieur sur le mur de chevet), est classé monument historique depuis 1928. Représentant le Christ entouré des douze apôtres, de Marie et de Sainte Marie-Madeleine, il a été endommagé pendant la Révolution française. À l’intérieur, l’église abrite des colonnes ornées de grotesques (trois visages humains et une tête de bélier), un bénitier provenant de l’ancienne église Saint-Georges, ainsi que des statues en bois des XVIIe et XVIIIe siècles (Saint Anne, Saint Vincent, Saint Martin).
L’église a subi des dégradations en 1938 et 1939, après sa fermeture au culte. Son cimetière environnant, l’un des trois de Miribel, témoigne de son ancrage historique dans le quartier Saint-Martin. Le monument illustre ainsi les évolutions architecturales et religieuses de la région, depuis le Moyen Âge jusqu’à l’époque contemporaine.