Cimetière paroissial Xe siècle (≈ 1050)
Installation autour de l’édifice.
1922 et 2023
Classement monument historique
Classement monument historique 1922 et 2023 (≈ 2023)
Protection de l’église et vestiges.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les peintures murales du XIVe siècle qui ornent l'archivolte de l'arc d'entrée et les murs de la chapelle latérale : classement par arrêté du 15 avril 1953 ; L'église Saint-Martin ainsi que le sol et le sous-sol de la parcelle section DI n°19 sur laquelle elle est implantée, avec les vestiges archéologiques qu'ils contiennent, situés 28 avenue de Gascogne, tels que délimités et hachurés en rouge sur le plan annexé à l'arrêté : classement par arrêté du 6 juillet 2023
Personnages clés
Saint Ansbert - Second abbé de Moissac
Dédicataire de l’église jusqu’au XIIIe.
Jules Momméja - Archéologue local
Fouilles de 1919-1920.
Armand Viré - Archéologue moissagais
Fouilles de 1946-1947.
Origine et histoire de l'Église Saint-Martin
L'église Saint-Martin de Moissac puise ses origines dans une villa gallo-romaine du IIIe siècle, dont les thermes (balnéaire) furent réemployés pour ériger un premier oratoire. Les fouilles archéologiques (2011-2012) ont révélé que les murs antiques, hauts de 9 mètres, correspondaient au frigidarium (nef actuelle), tandis que le chœur occupait l’emplacement des tepidarium et caldarium. L’hypocauste (système de chauffage par le sol) et les bassins latéraux furent détruits lors de la conversion en église, probablement au VIe ou VIIe siècle, bien que les traces matérielles datent surtout du IXe siècle, période où une abside polygonale fut ajoutée.
Au IXe siècle, l’église, alors dédiée à saint Ansbert (second abbé de Moissac), subit des aménagements majeurs : ouverture de fenêtres dans le mur nord, reconstruction du mur occidental, et extension vers l’ouest jusqu’à une muraille fortifiée préexistante. Un cimetière paroissial s’installa autour de l’édifice dès le Xe siècle. Les XIe et XIIe siècles virent la consolidation du chevet et l’ajout d’un enfeu, tandis qu’une chapelle Notre-Dame, ornée de fresques sur la vie du Christ, fut adjointe au XVe siècle côté sud. Le portail gothique fut masqué au XVIIe siècle par un porche.
Vendue comme bien national pendant la Révolution, l’église fut rachetée par la commune en 1862 et restaurée. Les fouilles du XXe siècle (1919-1920 par Jules Momméja, 1946-1947 par Armand Viré) révélèrent l’étendue des vestiges antiques, conduisant à son classement aux monuments historiques en 1922 (renouvelé en 2023). Les peintures murales du XIVe siècle, découvertes dans la chapelle latérale, furent protégées en 1953. Le site, incluant le sous-sol archéologique, est aujourd’hui un témoignage unique de la continuité entre Antiquité et Moyen Âge.