Construction romane initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de la nef, du clocher et du chevet avec des éléments romans.
XIIIe siècle
Embellissement de l'église
Embellissement de l'église XIIIe siècle (≈ 1350)
Campagne d'embellissement avec remplacement de certains chapiteaux de la nef.
1761
Construction du portail
Construction du portail 1761 (≈ 1761)
Construction du portail et modifications de l'abside.
XVIIIe siècle
Reconstruction du chevet
Reconstruction du chevet XVIIIe siècle (≈ 1850)
Reconstruction du chevet avec ajout de deux grandes baies en plein cintre et construction de la sacristie.
1855
Voûtes de la nef
Voûtes de la nef 1855 (≈ 1855)
Ajout des voûtes dans la nef.
XIXe siècle
Restauration et voûtement
Restauration et voûtement XIXe siècle (≈ 1865)
Voûtement de la nef en berceau et travaux de restauration majeurs.
1896
Décoration intérieure
Décoration intérieure 1896 (≈ 1896)
Peintures et toiles marouflées pour le chevet, exécutées par l'atelier du peintre Terral.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 21 novembre 1925
Personnages clés
Saint Martin
Saint patron de l'église, représenté dans plusieurs peintures murales.
Terral
Peintre ayant exécuté des peintures et des toiles marouflées pour le chevet en 1896.
Origine et histoire de l'Église Saint-Martin de Monbadon
L'église Saint-Martin de Puisseguin (Gironde) est une église catholique implantée dans un vallon entre deux coteaux, à proximité du château de Monbadon à l'est et de la maison noble de Jouanin au sud‑ouest, sur la route départementale D21 entre Lussac et Saint‑Cibard. D'origine romane, l'édifice présente un plan simple sans transept : une nef unique divisée en deux travées et voûtée en berceau. À la jonction de la nef et de l'abside s'élève un clocher soutenu par deux forts arcs doubleaux. L'abside en hémicycle, voûtée en cul‑de‑four, est éclairée par des baies en plein cintre qui percent les voûtes. La nef, le clocher et le chevet ont fait l'objet d'une campagne d'embellissement à la fin du XIIe siècle ; certains chapiteaux de la nef ont par ailleurs été remplacés. Le portail et l'abside datent de 1761, tandis que les voûtes sont datées de 1855 ; la nef est voûtée en berceau au XIXe siècle. Le chevet actuel a été reconstruit au XVIIIe siècle et possède deux grandes baies en plein cintre ; la sacristie, accolée au sud du chevet, date de cette campagne. Une décoration du XVIIIe siècle, composée d'un entablement et de pilastres ioniques en faux marbre, encadre l'autel. En juin 1896, la façade fut crépie à la chaux hydraulique en vue de la visite de l'archevêque, et l'atelier du peintre Terral exécuta des peintures et des toiles marouflées pour le chevet. Derrière l'autel, cinq grands panneaux représentent, de gauche à droite, saint Martin prêchant au pied du château de Monbadon, saint Roch assis avec un vieillard derrière lui, le Christ en croix, la Vierge et l'Enfant, puis saint Martin à cheval partageant sa cape pour en donner la moitié à un pauvre ; cette dernière scène est la plus célèbre dans la dévotion populaire et la tradition iconographique, évoquant la charité du saint souvent représenté en soldat muni de son épée et de sa cape rouge. Sur la façade sud figurent deux types de cadrans solaires, dont un cadran canonial gravé dans la pierre, et un cadran plus récent encastré dans le contrefort sud de la façade occidentale portant la date de 1630. L'édifice est classé au titre des monuments historiques le 21 novembre 1925.