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Église Saint-Martin de Montagnac-sur-Lède dans le Lot-et-Garonne

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise romane et gothique

Église Saint-Martin de Montagnac-sur-Lède

    D221
    47150 Montagnac-sur-Lède
Propriété de la commune
Église Saint-Martin de Montagnac-sur-Lède
Église Saint-Martin de Montagnac-sur-Lède
Église Saint-Martin de Montagnac-sur-Lède
Église Saint-Martin de Montagnac-sur-Lède
Église Saint-Martin de Montagnac-sur-Lède
Église Saint-Martin de Montagnac-sur-Lède
Église Saint-Martin de Montagnac-sur-Lède
Église Saint-Martin de Montagnac-sur-Lède
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Fondation romane
1271
Première mention écrite
XVe siècle
Reconstruction gothique
1601
Dévastation post-guerres de Religion
1850
Restauration majeure
7 janvier 1926
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise : inscription par arrêté du 7 janvier 1926

Personnages clés

Saint Martin de Tours - Patron de l’église Dédicace initiale de la paroisse.
Nicolas de Villars - Évêque d’Agen (début XVIIe) Témoin de sa ruine en 1601.
Jules Mascaron - Évêque d’Agen (XVIIe) Auteur d’un procès-verbal descriptif.
L. M. (1545) - Curé de Vauris Commanditaire d’une chapelle latérale.
Georges Tholin - Historien (XIXe) Auteur d’une étude sur son architecture.

Origine et histoire

L’église Saint-Martin de Montagnac-sur-Lède, située dans le département de Lot-et-Garonne en Nouvelle-Aquitaine, trouve ses origines au XIIe siècle. Fondée sous le nom de Parrochia de Montanhaco selon le Saisimentum de 1271, elle était dédiée à Saint Martin de Tours, avec une fête fixée au 11 novembre. De cette période romane, seule subsiste aujourd’hui l’abside circulaire du chœur, marquée par des chapiteaux ornés de feuilles et des volutes fouillées. Les contreforts, ajoutés ultérieurement, témoignent des modifications structurelles subies par l’édifice au fil des siècles.

L’église a profondément souffert durant les guerres de Religion. En 1601, l’évêque Nicolas de Villars la décrit comme « toute découverte », avec un autel ruiné et aucun service religieux. Un procès-verbal de l’évêque Jules Mascaron la qualifie même d’« église champêtre », longue de 7 cannes et large de 3, dans un vallon entouré de 15 à 16 maisons huguenotes. La nef, reconstruite au XVe siècle dans un style gothique tardif, fut agrémentée de chapelles latérales et de croisées d’ogives, contrastant avec le chœur roman.

Les restaurations se sont poursuivies aux XVIIIe et XIXe siècles. En 1739, l’évêque de Chabannes signale des voûtes crevées dans les chapelles, tandis qu’en 1769, Jean-Louis d’Usson de Bonnac atteste de leur bon état. Une restauration majeure en 1850 a exhaussé la toiture d’un mètre, remplacé le lambris par une voûte, et percé six fenêtres dans la nef. Deux cloches, datées de 1761 et 1884 (celle-ci pesant 900 kg), rythment encore aujourd’hui la vie paroissiale. L’édifice, inscrit aux monuments historiques en 1926, abrite aussi un autel Renaissance en bois doré et des fonts baptismaux classés.

Architecturalement, le chœur roman se distingue par son berceau plein cintre et son cul-de-four, séparés par un doubleau. Une arcature sur colonnes enceint l’hémicycle, tandis que les chapiteaux, ornés de feuilles et de volutes, évoquent une influence de ferronnerie. La façade, flanquée de deux tours carrées reliées par une galerie en encorbellement, supporte un clocher arcadé. Une inscription dans une chapelle atteste de sa fondation en 1545 par « L. M. », curé de « Vauris », en l’honneur de Dieu, Notre-Dame de Pitié et Saint Jean l’Évangéliste.

Le mobilier inclut une statue de Sainte Philomène et des fonts baptismaux inscrits à l’inventaire Palissy. L’église, qui desservait 923 âmes en 1841, illustre l’évolution architecturale et religieuse d’un village marqué par les conflits et les reconstructions. Son cimetière attenant et sa position au nord du bourg soulignent son rôle central dans la communauté, depuis le Moyen Âge jusqu’à l’époque contemporaine.

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