Frise chronologique
1677
Construction de l’ancienne église
Construction de l’ancienne église
1677 (≈ 1677)
Date gravée au-dessus du portail médiéval.
1914-1918
Destruction pendant la Première Guerre
Destruction pendant la Première Guerre
1914-1918 (≈ 1916)
Bombardements dus à la proximité du front.
1925
Premier projet de reconstruction
Premier projet de reconstruction
1925 (≈ 1925)
Approuvé par la coopérative diocésaine.
1929
Début des travaux
Début des travaux
1929 (≈ 1929)
Don d’un terrain au centre du village.
2 avril 1934
Bénédiction de l’église
Bénédiction de l’église
2 avril 1934 (≈ 1934)
Inauguration par Mgr Mennechet, évêque de Soissons.
11 juin 2001
Première protection Monument historique
Première protection Monument historique
11 juin 2001 (≈ 2001)
Inscription de l’édifice.
25 janvier 2025
Classement définitif
Classement définitif
25 janvier 2025 (≈ 2025)
Protection totale de l’église.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église Saint-Martin, en totalité, située sur la parcelle n° 113, figurant au cadastre section AB, telle que coloriée en rouge sur le plan annexé à l'arrêté : classement par arrêté du 25 janvier 2025
Personnages clés
| Albert-Paul Müller - Architecte |
Concepteur de l’église en 1932, spécialiste reconstruction. |
| Louis Barillet - Maître-verrier |
Auteur des vitraux en dalles de verre (prix 1937, 1958). |
| Eugène Chapleau - Peintre |
Réalisateur des fresques et peintures murales. |
| Jean de Chambly - Seigneur local (XIIIe siècle ?) |
Évoqué par une pierre tombale dans l’église. |
| Ernest-Hippolyte Wadens (?) - Sculpteur présumé |
Auteur possible du bas-relief de façade. |
| Mgr Mennechet - Évêque de Soissons |
A béni l’église en 1934. |
Origine et histoire
L’église Saint-Martin de Monthenault remplace un édifice médiéval détruit pendant la Première Guerre mondiale. L’ancienne église, datée de 1677, était un bâtiment modeste de 19 mètres de long, éclairé par cinq baies et doté d’un portail accessible par un escalier de neuf marches. Sa proximité avec la ligne de front en fit une cible de bombardements, entraînant sa destruction totale.
La reconstruction débuta en 1929 sous la direction de l’architecte Albert-Paul Müller, diplômé et installé à Bruyères-et-Montbérault. Le projet, approuvé en 1925 puis remanié en 1928, fut rendu possible par un don de terrain en 1929. L’église actuelle, achevée vers 1932-1934, adopte un plan en T renversé, avec un clocher et une chapelle des fonts encadrant le narthex. Son décor intègre des vitraux de Louis Barillet (primé à Paris et Bruxelles), des fresques d’Eugène Chapleau, et un bas-relief de façade attribué à un sculpteur nommé Vadens, peut-être Ernest-Hippolyte Wadens, élève des Beaux-Arts.
L’édifice combine béton et pierre calcaire, avec une voûte elliptique et une flèche octogonale ajourée. À l’intérieur, une pierre tombale de Jean de Chambly évoque l’histoire locale, liée aux croisades et à la fondation de la ville canadienne de Chambly. Classée Monument historique en 2001 puis en 2025, l’église symbolise la reconstruction post-Guerre et l’innovation artistique religieuse des années 1930.
La coopérative diocésaine de Soissons joua un rôle clé dans sa reconstruction, avec des entreprises locales comme Pouchol pour la maçonnerie. L’inauguration eut lieu le 2 avril 1934, en présence de Mgr Mennechet, évêque de Soissons. Les artistes collaborant avec Müller, comme Barillet et Chapleau, étaient des figures majeures de l’art sacré moderne, associant humanisme et techniques innovantes (dalles de verre, fresques, béton sculpté).