Frise chronologique
début XIIe siècle
Construction de l'église
Construction de l'église
début XIIe siècle (≈ 1204)
Édification présumée au début du siècle.
30 mai 1932
Classement monument historique
Classement monument historique
30 mai 1932 (≈ 1932)
Protection officielle de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise de Mourrens : classement par arrêté du 30 mai 1932
Personnages clés
| Georges Tholin - Historien et architecte |
A étudié sa structure au XIXe siècle. |
Origine et histoire
L’église Saint-Martin de Mourrens, située dans le hameau éponyme sur la commune de Sainte-Colombe-en-Bruilhois (Lot-et-Garonne), date du début du XIIe siècle. Elle illustre l’architecture romane régionale, avec une nef unique, un faux-transept et un chœur orné de onze arcades plein cintre. Les chapiteaux sculptés, représentant des palmettes ou des oiseaux affrontés, ainsi que le portail sud à trois ressauts décoré de feuillages et de personnages, témoignent d’un savoir-faire artistique remarquable. La voûte d’origine, disparue, a été remplacée par un plafond en bois, laissant planer un doute sur son achèvement ou un éventuel effondrement.
Pendant les guerres de Religion, l’église fut transformée en lieu de quarantaine pour les pestiférés, et son portail sud, initialement richement orné, fut muré au profit d’une petite porte ouest dite « porte des pestiférés ». Les contreforts extérieurs massifs et la façade occidentale, surmontée d’un pignon triangulaire percé d’arcades servant de clocher, renforcent sa structure. Classée monument historique le 30 mai 1932, elle conserve des traces de son histoire mouvementée, comme les modillons en têtes animales ou les colonnettes engagées intérieures.
Les études de Georges Tholin au XIXe siècle suggèrent que le faux-transept devait initialement être couvert d’une coupole, hypothèse étayée par les vestiges architecturaux. L’édifice, propriété de la commune, mêle ainsi éléments romans préservés (abside en cul-de-four, décors sculptés) et adaptations ultérieures, reflétant son usage à la fois religieux et défensif au fil des siècles. Son classement souligne son importance patrimoniale dans le paysage architectural de la Nouvelle-Aquitaine.