Construction initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de la nef, du chœur et du faux-transept.
XVIe siècle
Modification du portail
Modification du portail XVIe siècle (≈ 1650)
Le portail sud est muré pendant les guerres de religion.
1932
Classement historique
Classement historique 1932 (≈ 1932)
L'église est classée au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise de Mourrens : classement par arrêté du 30 mai 1932
Personnages clés
Georges Tholin
Historien ayant étudié l'église et émis des hypothèses sur sa structure.
Origine et histoire de l'Église Saint-Martin de Mourrens
L'église Saint-Martin de Mourrens, située au hameau de Mourrens à Sainte-Colombe-en-Bruilhois (Lot‑et‑Garonne), est un édifice catholique construit au début du XIIe siècle. L'édifice est classé au titre des monuments historiques le 30 mai 1932. Il se compose d'une seule nef, d'un faux‑transept et d'un chœur formé d'une travée droite prolongeant une abside semi‑circulaire couverte en cul‑de‑four. Le chœur est orné de onze arcades en plein cintre reposant sur de hautes colonnes engagées ; les chapiteaux sont sculptés de palmettes ou d'oiseaux affrontés. La voûte de la nef et du faux‑transept a disparu et a été remplacée par un plafond en bois ; on ignore si l'édifice est resté inachevé ou si la voûte s'est effondrée, Georges Tholin supposant que le faux‑transept était coiffé d'une coupole. Le portail d'entrée, percé dans le mur sud de la nef, est caractéristique et conserve des chapiteaux sculptés ; au moment où Tholin étudia l'église, ce portail était muré. Ce portail se présente en avant‑corps à trois ressauts reposant sur des chapiteaux décorés de feuillages ou de personnages, surmontés de rinceaux et d'une frise de modillons en forme de têtes animales. Pendant les guerres de religion, le large portail fut muré et remplacé par une petite porte à l'ouest, dite « porte des pestiférés », l'église ayant servi alors de lieu de quarantaine pour les malades de la peste. L'édifice conserve des contreforts intérieurs flanqués de colonnettes engagées, témoins de sa structure primitive, tandis que d'épais contreforts extérieurs renforcent les murs. La façade occidentale, sobre, est surmontée d'un pignon triangulaire percé de trois arcades qui sert de clocher.