Frise chronologique
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Édifice roman saintongeais à nef unique
1646
Peinture de Saint Martin
Peinture de Saint Martin
1646 (≈ 1646)
Toile commandée par un chirurgien
XVIIe siècle
Modification du clocher
Modification du clocher
XVIIe siècle (≈ 1750)
Clocher octogonal remanié avec fenêtres
17 décembre 1797
Décès de Gabriel Isaïe Lemouzin
Décès de Gabriel Isaïe Lemouzin
17 décembre 1797 (≈ 1797)
Plaque funéraire en marbre noir
XIXe siècle
Ajout des chapelles latérales
Ajout des chapelles latérales
XIXe siècle (≈ 1865)
Création d’un semblant de transept
21 janvier 1907
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
21 janvier 1907 (≈ 1907)
Protection de l’édifice et du mobilier
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Martin : classement par arrêté du 21 janvier 1907
Personnages clés
| Gabriel Isaïe Lemouzin - Baron de Varzay et seigneur de Nieul |
Inhumé dans l’église en 1797 |
| Bragny - Peintre du XVIIe siècle |
Auteur de la toile *Saint Martin* (1646) |
| Maryon - Lieutenant-chirurgien de Saintonge |
Commanditaire de la peinture en 1646 |
Origine et histoire
L'église Saint-Martin de Nieul-lès-Saintes, édifiée au XIIe siècle, est un exemple typique du style roman saintongeais, caractérisé par une nef unique sans transept. Son portail, orné d’une frise représentant 45 personnages dansant et jouant de la musique, évoque une fête villageoise. Les chapiteaux extérieurs, datés du XIIIe siècle, illustrent des scènes fantastiques comme les Vieillards de l’Apocalypse, tandis que deux lions en relief dévorent des personnages sous leurs griffes. L’abside demi-circulaire, voûtée en cul-de-four, est éclairée par cinq fenêtres romanes à colonnettes.
Au XVIIe siècle, le clocher octogonal est modifié, adoptant des fenêtres en plein-cintre. Le XIXe siècle voit l’ajout de deux chapelles latérales néo-romanes, créant un semblant de transept, ainsi que la construction d’une sacristie derrière le chevet. À l’intérieur, la nef et le chœur, couverts d’un berceau brisé, contrastent avec la travée sous clocher, dotée d’une coupole nervée. Les chapiteaux intérieurs, sculptés de motifs végétaux et animaux, renforcent le caractère fantastique de l’édifice.
Le mobilier inclut une plaque funéraire en marbre noir (1797) dédiée à Gabriel Isaïe Lemouzin, baron de Varzay, classée aux Monuments Historiques en 1984, et une toile de Bragny (1646) représentant Saint Martin partageant son manteau, commandée par un lieutenant-chirurgien de Saintonge. Classée Monument Historique en 1907, l’église allie héritage médiéval et transformations modernes, témoignant de l’évolution architecturale et culturelle de la région.
Architecturalement, le plan combine une nef unique, un chœur voûté en demi-coupole, et des éléments gothiques comme les ogives de la nef. Les modifications successives (clocher, chapelles, sacristie) reflètent les besoins liturgiques et esthétiques des époques, tout en préservant des détails romans remarquables, comme les colonnes de l’abside ou les sculptures du portail.
La protection de l’édifice en 1907 souligne sa valeur patrimoniale, tandis que son mobilier classé (plaque funéraire, peinture) enrichit son histoire. Située au cœur du bourg, l’église reste un lieu de culte et un témoignage majeur de l’art roman en Charente-Maritime, intégrant des influences saintongeaises et des ajouts néo-romans harmonieux.