Frise chronologique
1335
Première mention écrite
Première mention écrite
1335 (≈ 1335)
Attestation documentaire de l’église.
XIVe siècle
Reconstruction gothique
Reconstruction gothique
XIVe siècle (≈ 1450)
Tour-clocher et parties hautes refaites.
1569
Incendie par les protestants
Incendie par les protestants
1569 (≈ 1569)
Dégâts causés par Thoiras.
1759
Construction du presbytère
Construction du presbytère
1759 (≈ 1759)
Accolé au flanc sud.
1942
Incendie et réfection
Incendie et réfection
1942 (≈ 1942)
Restauration complète après sinistre.
11 décembre 1995
Classement monument historique
Classement monument historique
11 décembre 1995 (≈ 1995)
Inscription officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise, ainsi que le mur de clôture fortifié de l'ancien cimetière qui lui est attenant (cad. C 14) : inscription par arrêté du 11 décembre 1995
Personnages clés
| Thoiras - Chef protestant |
Responsable de l’incendie en 1569. |
| Vicomtesse de Nouaillan - Mécène au XIXe siècle |
Finance la sacristie en 1880. |
Origine et histoire
L'église Saint-Martin de Noët, située à Saint-Justin dans les Landes, est un édifice gothique dont les origines remontent au XIVe siècle. Elle se caractérise par une nef de deux travées prolongée par un chœur carré, ainsi qu’une chapelle seigneuriale transformée en sacristie. Une haute tour-clocher fortifiée, typique de l’architecture défensive de l’époque, a été ajoutée au XIVe siècle, tandis que l’avant-porche et le presbytère datent de périodes ultérieures. Les murs, construits en appareil calcaire régulier et en moellons, témoignent de campagnes de construction successives, notamment après un incendie en 1569 attribué aux troupes protestantes de Thoiras.
La première mention écrite de l’église apparaît en 1335, bien qu’un édifice roman antérieur (fin XIIe siècle) ait existé, comprenant une nef unique et une chapelle sud. Au XIVe siècle, les parties hautes sont reconstruites, et une tour-porche monumentale remplace l’ancien clocher-mur. Après les dégâts des guerres de Religion, des restaurations interviennent aux XVIe–XVIIe siècles, avec l’ajout de contreforts pour stabiliser la tour. Au XVIIIe siècle, un porche ouest (daté peut-être de 1764) et un presbytère (1759) sont construits. Le XIXe siècle voit l’édification d’une grande sacristie, financée par la vicomtesse de Nouaillan en échange de l’usage privé de l’ancienne chapelle seigneuriale.
L’église, classée monument historique en 1995 avec son mur de clôture fortifié, a subi un incendie en 1942 nécessitant une réfection complète. Son architecture mêle ainsi des éléments gothiques (voûtes d’ogives, tour-clocher) et des ajouts postérieurs, reflétant son évolution à travers les siècles. Les matériaux utilisés, comme le calcaire coquillier ou les moellons, illustrent les techniques locales et les adaptations successives. Aujourd’hui, elle reste un témoignage majeur du patrimoine religieux et défensif des Landes, marqué par les conflits et les reconstructions.
La sacristie moderne, accolée au chevet, et l’ancienne chapelle sépulcrale des seigneurs (devenue sacristie) soulignent le rôle social et religieux de l’édifice. Le toit à longs pans couvrant nef et chœur, ainsi que les toits en appentis du porche et de la sacristie, complètent une silhouette architecturale typique des églises fortifiées de la région. Les sources écrites et archéologiques confirment son importance dans l’histoire locale, depuis l’époque romane jusqu’aux restaurations contemporaines.