Église Saint-Martin de Polignac en Haute-Loire

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise

Église Saint-Martin de Polignac

  • Place de l'Église
  • 43770 Polignac
Église Saint-Martin de Polignac
Église Saint-Martin de Polignac
Église Saint-Martin de Polignac
Église Saint-Martin de Polignac
Église Saint-Martin de Polignac
Église Saint-Martin de Polignac
Église Saint-Martin de Polignac
Église Saint-Martin de Polignac
Église Saint-Martin de Polignac
Église Saint-Martin de Polignac
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Église Saint-Martin de Polignac
Église Saint-Martin de Polignac
Église Saint-Martin de Polignac
Église Saint-Martin de Polignac
Église Saint-Martin de Polignac
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1600
1700
1800
1900
2000
XIe siècle
Première mention
XIIe siècle
Prieuré de Pébrac
XVe et XVIe siècles
Transformations gothiques
XVIIe siècle
Reconstruction partielle
1902
Classement historique
1931
Remise en état
3e quart XIXe siècle
Prolongement de la nef
An 2000
Reconstruction du clocher
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise : classement par arrêté du 29 janvier 1902

Personnages clés

Saint Martin de Tours Saint patron de l'église.
Melchior de Polignac Cardinal représenté sur un vitrail triptyque.
Jules de Polignac Prince représenté sur un vitrail triptyque.
Héracle de Polignac Vicomte représenté sur un vitrail triptyque.

Origine et histoire de l'Église Saint-Martin

L'église Saint-Martin de Polignac, en Haute-Loire, est une église catholique dédiée à saint Martin de Tours, située sur la place de l'église au flanc nord de la butte de l'ancien château, à proximité de la mairie et face au cimetière en contrebas. Orientée ouest-est, elle est bâtie sur un plan carré et s'ouvre par un portail à l'ouest et un autre sur la façade sud, ce dernier prolongé par un porche gothique. La nef comporte cinq travées sans transept, flanquée de collatéraux étroits ; chaque travée s'éclaire par une large fenêtre et les doubleaux montent d'un seul jet du sol jusqu'à la voûte en plein cintre. La dernière travée est couverte par une coupole octogonale sur trompes en cul-de-four. Le chœur se termine par une abside centrale semi-circulaire à l'intérieur et pentagonale à l'extérieur, flanquée de deux absidioles alignées sur les collatéraux. Le chevet et le cul-de-four sont ornés de peintures murales représentant notamment Saint-Michel, le paradis, l'enfer et, au centre du décor du chœur, le Jugement dernier entouré de scènes infernales et célestes. Dans la partie sud de l'édifice se trouvent des fresques datées de la fin du XVe siècle illustrant la vie de la Vierge : Annonciation, Visitation, scènes de l'Enfance et Nativité avec bergers et rois mages. Une statue polychrome de sainte Anne, attribuée au XIIIe siècle, relève de l'art naïf médiéval. Sur la façade sud, en face de la troisième travée, s'ouvre un portail flamboyant en grès prolongé par un porche gothique long de 6,5 m, large de 6,2 m et haut de 7 m ; le porche est voûté en croisées d'ogives et sa clé porte une sculpture représentant l'apothéose de saint Martin. La balustrade sculptée qui couronne le porche, ainsi que ses forts piliers surmontés de clochetons, appartiennent au style gothique flamboyant ; le tympan est encadré de fleurons et de pinacles. Un vitrail triptyque offert par la famille de Polignac orne la partie centrale et représente trois de ses membres : le cardinal Melchior de Polignac, le prince Jules de Polignac et le jeune vicomte Héracle. Côté nord, une chapelle latérale conserve des meurtrières et des mâchicoulis du XIVe siècle, rappelant que l'église faisait partie de la première ligne de défense du château. L'édifice s'inscrit dans la tradition romane voisine de la cathédrale du Puy et a été classé au titre des monuments historiques en 1902. L'église est mentionnée dès 1062 ; en 1128 et 1142 elle devient, avec la chapelle seigneuriale de Saint-Andéol, l'un des prieurés de l'abbaye de Pébrac, donné par l'évêque du Puy aux chanoines réguliers qui suivaient la règle de saint Augustin, et jusqu'à la Révolution ces chanoines désignèrent les desservants. Aux XVe et XVIe siècles, le portail flamboyant et le porche sont installés et transformés ; les parties hautes de la nef sont partiellement reconstruites au XVIIe siècle et la nef est prolongée à l'ouest au XIXe siècle, entraînant la disparition de la façade romane. En 1931 l'église a été remise en état et le porche méridional en partie reconstruit ; autour de l'an 2000 le clocher a été reconstruit à l'identique. En 2021, le porche extérieur et les peintures murales nécessitent des travaux de réhabilitation : un linteau du portail s'est détaché, des fissures apparaissent aux bases des piles et l'étanchéité de la terrasse du toit doit être reprise, ce qui a conduit à condamner provisoirement cette entrée ; le financement devrait être assuré principalement par l'État, en partenariat avec la commune et des donateurs.

Liens externes