Frise chronologique
932
Première mention de la *villa Porcianum*
Première mention de la *villa Porcianum*
932 (≈ 932)
Origine du site avant l’église.
1269
Première citation de l’église
Première citation de l’église
1269 (≈ 1269)
Église paroissiale de Montredon.
1763
Construction de la chapelle vicariale
Construction de la chapelle vicariale
1763 (≈ 1763)
Remplace Saint-Martin comme lieu de culte.
XIXe siècle
Transformation en cave
Transformation en cave
XIXe siècle (≈ 1865)
Destruction partielle de la structure.
13 avril 1948
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
13 avril 1948 (≈ 1948)
Protection des murs et voûtes restants.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Murs de l'abside et de la nef (du sol à la corniche inclusivement) ; restes de voûte de la nef : inscription par arrêté du 13 avril 1948
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique nommé. |
Origine et histoire
L’église Saint-Martin-de-Poursan, située près de Carcassonne, trouve ses origines dans la villa Porcianum, mentionnée dès 932 dans les textes. L’édifice religieux lui-même est attesté en 1269 comme église paroissiale de Montredon, avec pour annexes les chapelles Notre-Dame de Montredon et Saint-Geniès de Brucafel. Son architecture romane, marquée par une nef unique voûtée en berceau brisé et un chevet plat, reflète les canaux stylistiques de la seconde moitié du XIIe siècle, période de sa construction.
Au fil des siècles, l’église perd son rôle central : une chapelle vicariale la remplace à Montredon en 1763, et Saint-Martin est progressivement abandonnée pour son éloignement du village. Au XIXe siècle, sa transformation en cave entraîne des modifications radicales : disparition de la couverture du chevet, destruction partielle de la nef, et arrachement total du mur occidental, dont les traces restent visibles. Les fondations sont reprises en sous-œuvre, et les murs latéraux sont surélevés pour accueillir des cuves, altérant durablement sa structure.
Le monument, classé partiellement aux Monuments Historiques en 1948 (murs de l’abside, de la nef, et restes de voûte), illustre aussi les tensions entre préservation et usage contemporain. Une partie de son ancien cimetière est cédée pour construire un garage, tandis que le sol intérieur et extérieur est abaissé. Ces transformations, bien que dommageables, révèlent aujourd’hui les techniques de construction romanes et les adaptations successives d’un édifice à l’histoire mouvementée.