Frise chronologique
1148
Première mention de Purgerot
Première mention de Purgerot
1148 (≈ 1148)
Charte de Cherlieu évoquant des dons.
1161
Donation à l’abbaye de Cherlieu
Donation à l’abbaye de Cherlieu
1161 (≈ 1161)
Archevêque Humbert de Scey cède l’église.
3e quart du XIIe siècle
Construction de la nef
Construction de la nef
3e quart du XIIe siècle (≈ 1262)
Style gothique primitif cistercien.
1548
Ajout de contreforts
Ajout de contreforts
1548 (≈ 1548)
Renforcement du mur nord.
fin XVIe siècle
Ajout des chapelles latérales
Ajout des chapelles latérales
fin XVIe siècle (≈ 1695)
Plan en croix latine finalisé.
XVIIe siècle
Remplacement du portail
Remplacement du portail
XVIIe siècle (≈ 1750)
Style Renaissance avec fronton triangulaire.
21 juillet 1998
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
21 juillet 1998 (≈ 1998)
Inscription en totalité de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Église, en totalité (cad. AB 245) : inscription par arrêté du 21 juillet 1998
Personnages clés
| Humbert de Scey - Archevêque de Besançon (mort en 1161) |
Donne l’église à l’abbaye de Cherlieu. |
| Odon - Archidiacre de Faverney (1198) |
Confirme la donation à Cherlieu. |
| Ghislaine Dard-Morel - Historienne de l’art (2019) |
Auteure d’une étude sur l’église. |
Origine et histoire
L’église Saint-Martin de Purgerot, située dans le département de la Haute-Saône, est mentionnée pour la première fois en 1148 dans une charte de l’abbaye de Cherlieu, puis confirmée comme propriété de cette abbaye en 1161 par l’archevêque Humbert de Scey et en 1198 par Odon, archidiacre de Faverney. L’édifice actuel, daté du troisième quart du XIIe siècle par son architecture, correspond probablement à cette église médiévale. Son plan en croix latine résulte d’ajouts ultérieurs, notamment deux chapelles construites à la fin du XVIe siècle, transformant l’espace intérieur.
Au XVIe siècle, des contreforts (dont un daté de 1548) renforcent le mur nord, les murs de la nef sont exhaussés, et les baies élargies pour éclairer l’intérieur. Le clocher est surélevé, et une tourelle d’escalier ajoutée pour accéder aux combles. Le portail Renaissance, remplacé au XVIIe siècle, arbore des pilastres corinthiens et un fronton triangulaire. Des travaux de restauration (crépi en 1857, voûtes en 1865) et des réparations aux XVIIIe et XIXe siècles (charpente, vitraux) préservent l’édifice, inscrit aux Monuments Historiques en 1998. Son mobilier, partiellement classé, et son retable du début du XVIIIe siècle témoignent de son riche passé.
L’église illustre l’évolution architecturale régionale, mêlant premier art gothique cistercien (nef et voûtes du XIIe) et éléments Renaissance (portail, chapelles). Son histoire reflète les liens avec l’abbaye de Cherlieu, les adaptations aux contraintes topographiques (pente, ruissellements), et les campagnes de modernisation post-médiévales. Les sources, comme les études de Ghislaine Dard-Morel (2019), soulignent son rôle dans le comté de Bourgogne et sa valeur patrimoniale comme exemple préservé des églises haut-saônoises d’avant les reconstructions des XVIIIe-XIXe siècles.