Frise chronologique
XIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIIe siècle (≈ 1350)
Piliers occidentaux datés du XIIe-XIIIe.
18 janvier 1725
Effondrement du clocher
Effondrement du clocher
18 janvier 1725 (≈ 1725)
Chute du clocher original en nef.
1732
Reconstruction du clocher
Reconstruction du clocher
1732 (≈ 1732)
Nouveau clocher érigé à l’avant.
1910
Classement MH
Classement MH
1910 (≈ 1910)
Partie XVIe siècle classée monument historique.
1982
Inscription MH
Inscription MH
1982 (≈ 1982)
Clocher et partie occidentale inscrits.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Partie 16s : classement par arrêté du 28 novembre 1910 ; Clocher et partie occidentale avec sa voûte en bois (cad. AB 117) : inscription par arrêté du 27 août 1982
Personnages clés
| Galléas de Chaumont - Personnage inhumé |
Dalle funéraire datée de 1543. |
| Gauchère de Bruillard - Personnage inhumé |
Dalle funéraire de 1543. |
| Jean-Joseph Stein - Facteur d’orgues |
Orgue du XIXe siècle. |
| J. Bossier - Facteur d’orgues |
Collaborateur sur l’orgue. |
Origine et histoire
L'église Saint-Martin de Rigny-le-Ferron, située dans le département de l'Aube en région Grand Est, est un édifice religieux dont les parties les plus anciennes remontent au XIIe siècle pour les piliers occidentaux, tandis que l'essentiel de la structure date du XVIe siècle. Elle se distingue par son plan rectangulaire prolongé d’une abside à cinq pans, et par son clocher, initialement positionné au milieu de la nef avant de s’effondrer le 18 janvier 1725. Reconstruit en 1732 à l’avant de l’édifice, ce clocher marque une évolution architecturale significative. À l’intérieur, l’église abrite un mobilier remarquable, dont des vitraux du XVIe siècle, un orgue du XIXe siècle signé par les facteurs Jean-Joseph Stein et J. Bossier, ainsi que des peintures murales représentant saint Jacques et saint André, assis dans une cathèdre typique de la Renaissance.
Le monument conserve également des éléments sculpturaux et funéraires d’importance, comme un groupe sculpté du XVIe siècle attribué à l’école de Chaource, ou des dalles funéraires datées de 1543, dédiées à Galléas de Chaumont et Gauchère de Bruillard. Ces éléments illustrent le rôle social et religieux de l’église, liée à la paroisse du doyenné de la Rivière-de-Vanne, dont la collation relevait exclusivement de l’évêque. Classée au titre des monuments historiques en 1910 pour sa partie XVIe siècle, puis inscrite en 1982 pour son clocher et sa partie occidentale, l’église témoigne de plusieurs siècles d’histoire locale et d’art sacré.
La localisation de Rigny-le-Ferron, dans l’actuelle région Grand Est (ancienne Champagne-Ardenne), place ce monument dans un contexte historique marqué par les transformations architecturales de la Renaissance et les dynamiques paroissiales médiévales. L’édifice, propriété de la commune, reste un exemple représentatif du patrimoine religieux rural français, alliant fonctions cultuelles, mémorielles (dalles funéraires) et artistiques (vitraux, sculptures). Son classement et son inscription successifs soulignent sa valeur patrimoniale, tandis que des sources comme la base Mérimée ou les observatoires du patrimoine religieux en documentent la préservation.