Reconstruction gothique Fin du XVe siècle (≈ 1595)
Édification de la nef et du portail occidental en arc brisé.
1608
Ajout d'une chapelle
Ajout d'une chapelle 1608 (≈ 1608)
Construction d'une chapelle avec voûte à liernes et tiercerons.
1877
Ajout d'une chapelle sud
Ajout d'une chapelle sud 1877 (≈ 1877)
Construction d'une chapelle au sud du clocher pour servir de contrefort.
Fin du XVIIIe siècle
Décor peint du chœur
Décor peint du chœur Fin du XVIIIe siècle (≈ 1895)
Nouveau décor peint dans le chœur masquant les peintures anciennes.
1979
Inscription monument historique
Inscription monument historique 1979 (≈ 1979)
L'église est inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. B 73) : inscription par arrêté du 23 avril 1979
Origine et histoire de l'Église Saint-Martin
L'église Saint-Martin se situe au centre de Saint-Martin-de-Vers, village de la commune des Pechs du Vers, dans le département du Lot. Elle dépendait au Moyen Âge du prieuré Saint-Martin, lequel était rattaché à l'abbaye Saint-Pierre de Marcilhac-sur-Célé et appartenait à l'archiprêtré de Cahors et à la congrégation foraine de Saint-Sauveur-la-Vallée. Selon la tradition, le prieuré fut ruiné pendant la guerre de Cent Ans et l'édifice gothique actuel a été élevé sur l'emplacement d'une église romane dont subsistent quelques vestiges. On relève notamment deux colonnes avec leurs bases dans la nef, des bases de colonnes dans le rez-de-chaussée de la tour rectangulaire et une voûte en berceau brisé qui témoigne de la construction antérieure. La reconstruction à la fin du XVe siècle a donné à la nef l'allure d'un donjon médiéval ; le portail occidental, placé sous le clocher-porche et en arc brisé, daterait de cette période. La nef, voûtée en berceau et située au premier niveau de la tour-clocher, a ensuite été complétée par plusieurs ajouts, tandis que le chœur roman disparu a été remplacé par un transept et un chœur voûtés sur croisées d'ogives. Une inscription de 1608 figure sur une fenêtre du chœur et, peut‑être à cette époque, la nef a été flanquée d'une chapelle dotée d'une voûte à liernes et tiercerons et la façade occidentale pourvue du portail en plein arc brisé. Une visite épiscopale de 1847 note l'église en bon état, puis en 1877 on ajoute une chapelle accolée au côté sud du clocher « pour servir de contrefort à l'ancien clocher ». L'édifice, composite et marqué par plusieurs campagnes de travaux, présente une maçonnerie et un plan hétérogènes ; les murs gouttereaux de la nef semblent appartenir à la partie la plus ancienne, avec vestiges de maçonnerie médiévale et un contrefort plat roman au sud, et l'on évoque aussi l'existence possible d'un portail roman au nord. À l'est, les angles biseautés de la tour pourraient correspondre au prolongement d'une forme arrondie, peut‑être l'abside d'une église primitive. Lors de travaux d'entretien, des peintures du XVIe siècle ont été mises au jour, mais les décors du XIXe ont été conservés in situ et seules quelques petites ouvertures laissent entrevoir des fragments des fresques anciennes ; d'autres fresques, qualifiées de « de maître », ont été découvertes en 2001 lors de la consolidation de la voûte. Enfin, le chœur a reçu à la fin du XVIIIe siècle un nouveau décor peint qui a masqué les peintures des environs de 1500. L'édifice a été inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 23 avril 1979.