Église Saint-Martin de Sallertaine en Vendée

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise romane et gothique

Église Saint-Martin de Sallertaine

  • 12 Place de la Liberté
  • 85300 Sallertaine
Église Saint-Martin de Sallertaine
Église Saint-Martin de Sallertaine
Église Saint-Martin de Sallertaine
Église Saint-Martin de Sallertaine
Église Saint-Martin de Sallertaine
Église Saint-Martin de Sallertaine
Crédit photo : Selbymay - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIe siècle
Fondation du prieuré
Fin du XIIe siècle
Reconstruction majeure
1568
Dégâts lors des guerres
1617
Restauration et modifications
1910
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'abside et le transept : classement par arrêté du 25 juin 1910 ; La première travée de la nef (contiguë au transept) : classement par décret du 23 novembre 1912

Personnages clés

Saint Martin Saint patron de l'église.
Évêque de Poitiers A consacré l'église en 1173.
Abbé Grelier Passionné d'archéologie, a obtenu le classement de l'église.

Origine et histoire de l'Église Saint-Martin

L'église Saint-Martin, dédiée à saint Martin, est située à Sallertaine en Vendée et dépend du diocèse de Luçon. Elle conserve des éléments des XIe et XIIe siècles et représente le vestige d'un ancien prieuré fondé au début du XIe siècle, dépendant de l'abbaye de Marmoutier. Quelques maçonneries primitives subsistent dans les murs, mais l'état actuel résulte d'une importante reconstruction menée à la fin du XIIe siècle ; l'édifice fut consacré en 1173 par l'évêque de Poitiers. Le voûtement de la croisée du transept constitue une curiosité : voulant imiter le gothique dit Plantagenêt, le maître-maçon a réalisé une coupole romane habillée de nervures sans fonction structurelle, ce qui donne à la voûte un aspect rappelant les voûtes angevines. Des fragments de fresques subsistent dans le vaisseau, dont une crucifixion remarquable où le Christ a encore les yeux ouverts. Une partie de la nef a été démolie. L'église subit des dégâts en 1568 lors des guerres de Religion ; d'importantes restaurations eurent lieu à partir de 1617, au cours desquelles les étroites fenêtres romanes furent agrandies et la croisée surmontée d'une flèche de charpente. Trois retables vinrent orner l'abside et les transepts ; ces aménagements entraînèrent la destruction de l'absidiole sud et l'installation de la sacristie dans celle-ci, séparée du transept par un mur supportant le nouvel autel. Endommagée pendant la Révolution et devenue trop étroite au XIXe siècle, elle fut remplacée par une nouvelle église paroissiale en 1906. La démolition était alors envisagée, mais l'abbé Grelier, passionné d'archéologie, obtint son classement au titre des monuments historiques en 1910 et 1912 ; toutefois le classement ne comprenait pas l'extrémité occidentale de la nef, que la municipalité fit raser en 1915.

Liens externes