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Frise chronologique
VIIe–VIIIe siècle
Fondation de l’abbaye bénédictine
Fondation de l’abbaye bénédictine
VIIe–VIIIe siècle (≈ 850)
Par saint Wulmer, détruite au IXe siècle.
XIIe siècle
Construction de la chapelle romane
Construction de la chapelle romane
XIIe siècle (≈ 1250)
Future chapelle de la Vierge et chœur.
XVe siècle
Agrandissement gothique flamboyant
Agrandissement gothique flamboyant
XVe siècle (≈ 1550)
Ajout d’un nouveau chœur.
1842–1845
Reconstruction du clocher et façade
Reconstruction du clocher et façade
1842–1845 (≈ 1844)
Par Philippe Sannier et François Durieux-Delhaye.
1863–1898
Installation des vitraux
Installation des vitraux
1863–1898 (≈ 1881)
Nicolas Lorin (1864–1866) et Latteux-Bazin (1898).
10 juin 1926
Classement monument historique
Classement monument historique
10 juin 1926 (≈ 1926)
Inscription de l’église et de ses éléments.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 10 juin 1926
Personnages clés
| Saint Wulmer - Fondateur de l’abbaye bénédictine |
VIIe ou VIIIe siècle, détruite ultérieurement. |
| Nicolas Lorin - Maître verrier |
Auteur de six vitraux (1864–1866). |
| Philippe Sannier - Architecte boulonnais |
Reconstruit clocher et façade (1842–1845). |
| P. Wintrebert - Archéologue |
A étudié les fonts baptismaux romans. |
Origine et histoire
L’église Saint-Martin de Samer, située dans le Pas-de-Calais (Hauts-de-France), trouve ses origines dans une chapelle du XIIe siècle, aujourd’hui intégrée comme partie nord (chapelle de la Vierge) et chœur de l’édifice actuel. Ce premier noyau, lié à une abbaye bénédictine fondée par saint Wulmer entre le VIIe et le VIIIe siècle, fut détruit au IXe siècle par les invasions normandes, puis reconstruit au XIIe siècle avant d’être désaffecté à la Révolution. La chapelle romane, seule vestige de cette période, conserve des fonts baptismaux du XIe siècle, cylindriques et historiés, considérés comme parmi les plus anciens du département.
Au XVe siècle, l’église est agrandie avec l’ajout d’un chœur gothique flamboyant juxtaposé au chœur roman, créant une structure hybride. Des colonnes à chapiteaux romans, probablement issues de l’ancienne abbatiale, y sont réemployées. L’édifice subit des destructions partielles aux XVIe et XVIIIe siècles (notamment le clocher, reconstruit en 1842 par l’architecte Philippe Sannier), puis des restaurations majeures aux XIXe et XXe siècles. En 1863, un fronton est ajouté, suivi de l’installation de vitraux signés Nicolas Lorin (1864–1866) et Latteux-Bazin (1898), aujourd’hui classés. L’intérieur, restauré en 1935, mêle décors romans et éléments gothiques.
L’originalité de l’église réside aussi dans son intégration à un ensemble architectural incluant des maisons accolées, typique du patrimoine local. Classée monument historique en 1926, elle illustre l’évolution stylistique et fonctionnelle des édifices religieux dans le nord de la France, marqué par les reconstructions successives et les réemplois de matériaux historiques. Les fonts baptismaux, décrits par l’archéologue P. Wintrebert comme une « transposition dans la pierre des bassins métalliques des premiers chrétiens », soulignent son importance patrimoniale.