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Église Saint-Martin de Samer dans le Pas-de-Calais

Patrimoine classé Patrimoine religieux Architecture gothique flamboyant

Église Saint-Martin de Samer

    Le Bourg
    62830 Samer
Propriété de la commune
Église Saint-Martin de Samer
Église Saint-Martin de Samer
Église Saint-Martin de Samer
Église Saint-Martin de Samer
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Église Saint-Martin de Samer
Église Saint-Martin de Samer
Église Saint-Martin de Samer
Crédit photo : This illustrationwas made byPeter Potrowl. Please - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
800
900
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
VIIe–VIIIe siècle
Fondation de l’abbaye bénédictine
XIIe siècle
Construction de la chapelle romane
XVe siècle
Agrandissement gothique flamboyant
1842–1845
Reconstruction du clocher et façade
1863–1898
Installation des vitraux
10 juin 1926
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise : inscription par arrêté du 10 juin 1926

Personnages clés

Saint Wulmer - Fondateur de l’abbaye bénédictine VIIe ou VIIIe siècle, détruite ultérieurement.
Nicolas Lorin - Maître verrier Auteur de six vitraux (1864–1866).
Philippe Sannier - Architecte boulonnais Reconstruit clocher et façade (1842–1845).
P. Wintrebert - Archéologue A étudié les fonts baptismaux romans.

Origine et histoire

L’église Saint-Martin de Samer, située dans le Pas-de-Calais (Hauts-de-France), trouve ses origines dans une chapelle du XIIe siècle, aujourd’hui intégrée comme partie nord (chapelle de la Vierge) et chœur de l’édifice actuel. Ce premier noyau, lié à une abbaye bénédictine fondée par saint Wulmer entre le VIIe et le VIIIe siècle, fut détruit au IXe siècle par les invasions normandes, puis reconstruit au XIIe siècle avant d’être désaffecté à la Révolution. La chapelle romane, seule vestige de cette période, conserve des fonts baptismaux du XIe siècle, cylindriques et historiés, considérés comme parmi les plus anciens du département.

Au XVe siècle, l’église est agrandie avec l’ajout d’un chœur gothique flamboyant juxtaposé au chœur roman, créant une structure hybride. Des colonnes à chapiteaux romans, probablement issues de l’ancienne abbatiale, y sont réemployées. L’édifice subit des destructions partielles aux XVIe et XVIIIe siècles (notamment le clocher, reconstruit en 1842 par l’architecte Philippe Sannier), puis des restaurations majeures aux XIXe et XXe siècles. En 1863, un fronton est ajouté, suivi de l’installation de vitraux signés Nicolas Lorin (1864–1866) et Latteux-Bazin (1898), aujourd’hui classés. L’intérieur, restauré en 1935, mêle décors romans et éléments gothiques.

L’originalité de l’église réside aussi dans son intégration à un ensemble architectural incluant des maisons accolées, typique du patrimoine local. Classée monument historique en 1926, elle illustre l’évolution stylistique et fonctionnelle des édifices religieux dans le nord de la France, marqué par les reconstructions successives et les réemplois de matériaux historiques. Les fonts baptismaux, décrits par l’archéologue P. Wintrebert comme une « transposition dans la pierre des bassins métalliques des premiers chrétiens », soulignent son importance patrimoniale.

Liens externes