Frise chronologique
1739
Début de la construction
Début de la construction
1739 (≈ 1739)
Lancement des travaux par Jean-Pierre Galezot.
1755–1760
Construction du clocher-porche
Construction du clocher-porche
1755–1760 (≈ 1758)
Réalisé par Hugues Faivre, style dorique-ionique.
1761
Achèvement de l'édifice
Achèvement de l'édifice
1761 (≈ 1761)
Fin des travaux et inauguration.
2010
Classement monument historique
Classement monument historique
2010 (≈ 2010)
Protection intégrale de l'église.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité (cad. AN 210) : classement par arrêté du 22 décembre 2010
Personnages clés
| Jean-Pierre Galezot - Architecte |
Concepteur de la nef et du chœur. |
| Hugues Faivre - Architecte |
Auteur du clocher-porche entre 1755 et 1760. |
| Charles-François Marca - Stucateur |
Réalisateur du maître-autel en stuc. |
Origine et histoire
L'église Saint-Martin de Scey-sur-Saône-et-Saint-Albin, construite entre 1739 et 1761, remplace un édifice médiéval devenu trop exigu et vétuste. Les travaux débutent sous la direction de l'architecte Jean-Pierre Galezot, qui conçoit une église-halle à trois nefs de cinq travées, voûtées en berceau et arêtes, soutenues par des piliers cruciformes ornés de pilastres corinthiens. Le chœur, terminé par une abside polygonale, est flanqué de six chapelles secondaires. Ce parti architectural, typique du XVIIIe siècle, reflète l’influence des Lumières sur les constructions religieuses en Franche-Comté, alliant fonctionnalité et esthétique classique.
Le clocher-porche, ajouté entre 1755 et 1760 par l’architecte Hugues Faivre, se distingue par son portail en plein cintre encadré de pilastres doriques et surmonté d’un oculus. Sa décoration combine ordres ionique et dorique, avec des triglyphes et un beffroi coiffé d’une toiture à l’impériale ornée d’un obélisque. À l’intérieur, une claire-voie en fer forgé du XVIIIe siècle ferme le portail principal, tandis que le mobilier, dont un maître-autel en stuc réalisé par Charles-François Marca, témoigne du faste artistique de l’époque. L’édifice, classé monument historique en 2010, illustre l’évolution des pratiques architecturales religieuses sous l’Ancien Régime.
L’ancienne église Saint-Martin dépendait initialement de la paroisse de Saint-Albin. Son remplacement s’inscrit dans un contexte de renouveau urbain et religieux en Haute-Saône, marqué par la volonté des communautés locales d’affirmer leur prospérité à travers des édifices monumentaux. La construction en deux campagnes (1739–1761) révèle une planification rigoureuse, financée par des dons et des commanditaires locaux, dont certains ont contribué au riche décor intérieur. L’église incarne ainsi à la fois un lieu de culte et un symbole du dynamisme économique et culturel de la région au siècle des Lumières.