Premières traces écrites 1084 (≈ 1084)
Mention historique la plus ancienne.
XVe siècle
Construction de l'édifice actuel
Construction de l'édifice actuel XVe siècle (≈ 1550)
Avec deux travées supplémentaires aujourd’hui disparues.
1862
Classement monument historique
Classement monument historique 1862 (≈ 1862)
Protection officielle par liste.
2 septembre 1914
Incendie dévastateur
Incendie dévastateur 2 septembre 1914 (≈ 1914)
Seul le portail ouest reste debout.
1920-1931
Reconstruction de l'église
Reconstruction de l'église 1920-1931 (≈ 1926)
Inaugurée le 14 février 1931.
1970
Restauration du portail nord
Restauration du portail nord 1970 (≈ 1970)
Par Claude Michel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par liste de 1862
Personnages clés
Claude Michel - Restaurateur
A restauré le portail nord en 1970.
Vicomtes de Meulun - Seigneurs locaux
Représentés par une statue en armure.
Origine et histoire de l'Église Saint-Martin
L'église Saint-Martin de Sommepy-Tahure, située dans le diocèse de Reims, trouve ses premières mentions écrites en 1084. L’édifice actuel, construit au XVe siècle, comptait alors deux travées supplémentaires. Il fut remanié au XVIIe siècle, avec une restauration du clocher au XIXe siècle. Ce lieu de culte, dépendant autrefois de l’abbaye de Saint-Tierry, se dresse sur le mont Jolivet, marquant le paysage local par son histoire médiévale et ses transformations successives.
L’incendie du 2 septembre 1914 ravagea presque entièrement l’église, ne laissant debout que le portail ouest. Sa reconstruction s’échelonna de 1920 à 1931, avec une inauguration officielle le 14 février 1931. Parmi les éléments notables, le portail nord gothique (restauré en 1970) abrite deux statues anciennes : une châtelaine et un seigneur en armure, identifié comme un vicomte de Meulun grâce aux sept besans sur son bouclier. Le portail sud, de style gothique flamboyant, est dédié à Marie. La chaire, sauvée des flammes après avoir été emportée par les Allemands, fut retrouvée dans les Ardennes en 1920.
Classée monument historique dès 1862, l’église illustre les vicissitudes de l’histoire locale, entre destructions guerrières et restaurations patientes. Son architecture mêle ainsi des traces médiévales, des ajouts classiques et des reconstructions modernes, témoignant de la résilience du patrimoine religieux champenois.