Frise chronologique
977
Inscription dédiée à saint Rémi
Inscription dédiée à saint Rémi
977 (≈ 977)
Pierre gravée par Adalbéron, archevêque de Reims.
XVe-XVIe siècles
Construction de l'église actuelle
Construction de l'église actuelle
XVe-XVIe siècles (≈ 1650)
Remplace l'édifice détruit pendant la guerre de Cent Ans.
1940
Sauvetage de la cloche
Sauvetage de la cloche
1940 (≈ 1940)
Cachée pendant la Seconde Guerre mondiale.
1945
Reconstruction post-Seconde Guerre
Reconstruction post-Seconde Guerre
1945 (≈ 1945)
Restauration à l’identique après dégâts.
29 mars 1972
Classement monument historique
Classement monument historique
29 mars 1972 (≈ 1972)
Protection officielle de l'édifice.
1977
Installation des vitraux
Installation des vitraux
1977 (≈ 1977)
Ajout de couleurs à l'intérieur.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. Z 27) : classement par arrêté du 29 mars 1972
Personnages clés
| Adalbéron - Archevêque de Reims (Xe siècle) |
A gravé l’inscription de 977 dédiée à saint Rémi. |
Origine et histoire
L'église Saint-Martin de Tannay, située dans les Ardennes, est un exemple remarquable d'église fortifiée construite aux XVe et XVIe siècles. Son architecture atypique, marquée par des murs épais, des contreforts, une tour-porche carrée de 35 mètres servant à la fois de clocher et de point de surveillance, ainsi que des meurtrières, reflète son rôle défensif durant une période où les églises servaient de refuges. Les dimensions imposantes de l'édifice (35 m sur 25 m) et ses éléments comme les gargouilles, les têtes humaines sculptées et le portail gothique flamboyant soulignent son caractère à la fois religieux et militaire. Construite en pierre jaune de Dom-le-Mesnil, elle présente une nef à deux travées, un transept peu saillant et une abside peu profonde, tandis que ses toits perpendiculaires à la nef donnent l'illusion d'une église à trois nefs.
À l’intérieur, l’église se distingue par ses voûtes en croisée d’ogives, soutenues par des piliers cylindriques, créant un effet d’élan et de clarté. Les vitraux, installés en 1977, apportent une touche colorée à la pierre jaune dominante. Parmi les éléments remarquables figurent une Vierge à l’Enfant du XIVe siècle, deux statues de moines en bois du XVe siècle, une statue de Saint-Martin du XVIIIe siècle, ainsi que trois pierres tombales avec épitaphes. La cloche, sauvée en 1940 en étant cachée chez un habitant, témoigne des bouleversements historiques subis par l’édifice, notamment pendant la Seconde Guerre mondiale, où des dégâts importants ont nécessité une reconstruction à l’identique.
L’histoire de l’église est liée à l’abbaye de Saint-Rémi de Reims, à laquelle Tannay fut longtemps rattaché. La précédente église, détruite pendant la guerre de Cent Ans, a laissé place à l’édifice actuel, bâti au XVIe siècle. Une pierre datant de 977, découverte sur le mur occidental, porte une inscription dédiée à saint Rémi par l’archevêque Adalbéron de Reims, bien que son origine exacte reste débattue (peut-être issue de l’église de Pont-Bar, détruite en 1359). Classée monument historique en 1972, l’église incarne à la fois un patrimoine religieux, défensif et architectural unique dans la région.
Les restaurations successives, notamment après 1945, ont permis de préserver cet édifice emblématique, dont la structure massive et les détails sculpturaux attestent de son importance historique. Les références bibliographiques, comme les travaux de Michel Coistia ou Octave Guelliot, soulignent son rôle dans l’histoire locale et régionale, tandis que sa localisation précise (7 Rue Montluçon, Tannay) en fait un point d’intérêt majeur pour le patrimoine ardennais.