Frise chronologique
4e quart du XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
4e quart du XIIe siècle (≈ 1287)
Nef et chœur romans, projet de voûtes avorté.
XIIIe siècle
Ajout du clocher
Ajout du clocher
XIIIe siècle (≈ 1350)
Parties hautes inachevées, style gothique.
XIIIe ou XIVe siècle
Adjonction des bas-côtés
Adjonction des bas-côtés
XIIIe ou XIVe siècle (≈ 1450)
Agrandissement de l’édifice.
Début du XVIIIe siècle
Restauration majeure
Restauration majeure
Début du XVIIIe siècle (≈ 1804)
Façade ouest, sacristie, retaillage des chapiteaux.
13 avril 1933
Inscription MH
Inscription MH
13 avril 1933 (≈ 1933)
Protection du portail sud.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Portail sud : inscription par arrêté du 13 avril 1933
Personnages clés
| Arcisse de Caumont - Historien et archéologue |
A décrit l’église dans sa *Statistique monumentale* (1857). |
| Abbaye de Grestain - Institution patronne |
Détenait le droit de patronage sur l’église. |
Origine et histoire
L'église Saint-Martin de Tierceville, située dans le Calvados en Normandie, est un édifice religieux dont la construction débute au XIIe siècle, avec un chœur de style roman. Le clocher, daté du XIIIe siècle, présente des parties hautes inachevées, tandis que les bas-côtés sont ajoutés aux XIIIe ou XIVe siècles. Des travaux majeurs au début du XVIIIe siècle modifient la façade ouest, retaillent les chapiteaux du chœur et ajoutent une sacristie, jugée maladroite par Arcisse de Caumont. Le portail sud, orné de feuilles en plein cintre, est inscrit aux monuments historiques en 1933, bien qu’aujourd’hui bouché.
Le patronage de l’église appartenait à l’abbaye de Grestain (Eure), soulignant son lien avec les institutions religieuses normandes. La nef, initialement prévue pour des voûtes d’ogives jamais réalisées, conserve des colonnettes et chapiteaux témoignant de ce projet avorté. La tour, proche du chœur, arbore des fenêtres ogivales et une ouverture en trèfle, tandis que le chevet roman est percé de deux baies. Les bas-côtés, couverts en appentis, et la charpente lambrissée datent quant à eux de l’époque moderne.
Arcisse de Caumont, dans sa Statistique monumentale du Calvados (1857), décrit l’église comme un exemple des transitions architecturales normandes, mêlant roman primitif et ajouts gothiques. La porte latérale, élément protégé, illustre l’artisanat médiéval local par ses motifs végétaux. Malgré des remaniements, l’édifice reste représentatif du patrimoine religieux rural bas-normand, marqué par l’influence des abbayes et l’évolution des techniques constructives entre le Moyen Âge et l’époque classique.