Classement des peintures 1er mars 1990 (≈ 1990)
Protection des fresques médiévales.
Aujourd'hui
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Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise, sauf partie classée (cad. B 125) : inscription par arrêté du 1er février 1989 ; Peintures murales (cad. B 125) : classement par arrêté du 1er mars 1990
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique nommé.
Origine et histoire
L'église Saint-Martin de Chambonchard, dédiée à saint Martin de Tours, est un édifice religieux dont les origines remontent au XIIe siècle. Construite en pierre de granit, elle présente une nef à chevet plat et une façade occidentale surmontée d'un clocher-mur à deux arcades campanaires. Ce monument, initialement sous le patronage de l'abbaye de Chambon-sur-Voueize, illustre l'architecture romane de la région, tout en intégrant des éléments des XIIIe et XIVe siècles.
Les sondages réalisés en 1987 ont révélé des peintures murales exceptionnelles dans le chœur, datées de la fin du XIIIe et du début du XIVe siècle. Exécutées à la détrempe sur mortier sec, elles représentent un Christ en Majesté entouré d'une mandorle, ainsi que des scènes des travaux des mois sur l'arc triomphal. Ces fresques, aux tons ocres rouge et jaune sur fond blanc, témoignent de l'art médiéval local et ont motivé leur classement au titre des monuments historiques en 1990.
L'église elle-même (hors parties classées) a été inscrite en 1989. Propriété de la commune de Chambonchard, elle s'inscrit dans le département de la Creuse, en Nouvelle-Aquitaine. Son décor peint, notamment le semis de fleurs et le nimbe crucifère du Christ, offre un rare exemple d'iconographie religieuse de cette période dans la région. Les techniques utilisées et les thèmes représentés reflètent les pratiques artistiques et dévotionnelles du Moyen Âge central.
Le monument, bien que modeste par sa taille, joue un rôle clé dans la compréhension du patrimoine religieux limousin. Son état de conservation et les restaurations partielles permettent d'étudier les évolutions architecturales et picturales entre le XIIe et le XIVe siècle. La localisation de Chambonchard, proche de l'ancienne voie romaine reliant Lyon à Saintes, suggère également une possible fréquentation historique du site par des pèlerins ou marchands.