Fondation initiale XIe siècle (≈ 1150)
Riwallon le Normand donne l'église à l'abbaye de Marmoutiers.
XIVe siècle
Construction côté nord
Construction côté nord XIVe siècle (≈ 1450)
Édification du côté nord, litre extérieure et restauration du porche et du clocher.
1625
Reconstruction du chevet
Reconstruction du chevet 1625 (≈ 1625)
Le chevet de l'église est reconstruit.
1712
Présence d'un orgue
Présence d'un orgue 1712 (≈ 1712)
Un orgue et un organiste sont mentionnés dans les archives paroissiales.
1974
Inscription monument historique
Inscription monument historique 1974 (≈ 1974)
L'église est inscrite au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. AB 53) : inscription par arrêté du 21 février 1974
Personnages clés
Riwallon le Normand
Donateur de l'église à l'abbaye de Marmoutiers.
René Fiquémont
Facteur d'orgue rennais ayant construit l'orgue actuel en 1869.
Origine et histoire de l'Église Saint-Martin-de-Tours
L'église Saint-Martin-de-Tours, située à Amanlis en Ille-et-Vilaine, est un exemple typique des églises rurales de la région, construite en grès doré de Vitré et marquée par plusieurs étapes de construction. Au XIe siècle, Riwallon le Normand donna l'église à l'abbaye de Marmoutiers, en Touraine, qui la rattacha à son prieuré de la Trinité de Fougères. Des XIe et XIIe siècles subsistent les fondations et un petit caveau sous l'autel. Le côté nord de l'édifice date du XIVe siècle; de la même époque proviennent la litre entourant l'extérieur, la restauration du porche occidental et celle du clocher. Le chevet a été reconstruit en 1625. Le monument est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 21 février 1974.
Les archives paroissiales indiquent qu'un orgue existait au début du XVIIIe siècle; elles mentionnent un organiste en 1712, signalent des travaux nécessaires vingt ans plus tard et la vente de l'instrument en 1742. L'orgue actuel a été construit en 1869 par le Rennais René Fiquémont. Installé d'abord sur une tribune sous l'arcade entre le chœur et la chapelle nord, il a été déplacé en 1919 derrière le maître-autel puis, en 1942, installé dans la chapelle de la Vierge, où il se trouve aujourd'hui. Entretenu par les manufactures Claus, Gaudu puis Sévère, ce petit instrument possède un clavier unique avec pédalier à l'allemande en tirasse; la console est en fenêtre et la traction mécanique. Le buffet s'articule autour d'une plate-face centrale de quinze tuyaux, à base incurvée et sommet trilobé, encadrée de deux plates-faces présentant chacune cinq chanoines en bois peint logés sous une arcade ogivale trilobée.