Construction initiale 2e quart du XIIIe siècle (≈ 1337)
Édification de la nef gothique étroite.
XIVe siècle
Reconstruction gothique
Reconstruction gothique XIVe siècle (≈ 1450)
Reconstruction des parties supérieures dans un style gothique rayonnant.
Fin du XVe siècle
Ajout de bas-côté
Ajout de bas-côté Fin du XVe siècle (≈ 1595)
Ajout d'un second bas-côté et d'une chapelle gothique flamboyante.
3e quart XVIe siècle
Transformation Renaissance
Transformation Renaissance 3e quart XVIe siècle (≈ 1662)
Élévation d'un chœur plus large avec déambulatoire et crypte.
Fin du XIXe siècle
Restauration majeure
Restauration majeure Fin du XIXe siècle (≈ 1995)
Sauvetage de la nef par une reprise en sous-œuvre.
XXe siècle
Seconde restauration
Seconde restauration XXe siècle (≈ 2007)
Campagne de restauration conclue dans les années 1970.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Martin : classement par liste de 1862
Personnages clés
Henri II
Roi sous le règne duquel les transformations Renaissance ont été entreprises.
Origine et histoire de l'Église Saint-Martin
L’église Saint-Martin, église catholique paroissiale de Triel-sur-Seine (Yvelines), est un vaste édifice né de quatre grandes campagnes de construction. Son noyau primitif remonte au second quart du XIIe siècle : une nef gothique étroite qui faisait à l’origine partie d’un plan cruciforme régulier. Les voûtes hautes s’effondrèrent probablement deux générations plus tard, ce qui entraîna au début du XIVe siècle la reconstruction des parties supérieures dans un style gothique rayonnant marqué par un triforium élégant. Malgré cette reprise, le vaisseau central et le transept restèrent trop étroits ; pour y remédier, on ajouta à la fin du XVe siècle un second bas-côté sur le flanc sud et une vaste chapelle de deux vaisseaux au nord du transept et du chœur, de style gothique flamboyant. Sous le règne de Henri II, on entreprit la transformation dans le goût de la Renaissance : le chantier aboutit à l’élévation d’un chœur plus large, muni d’un déambulatoire et d’une crypte en hémicycle, mais les travaux furent abandonnés avant d’atteindre la totalité du projet, si bien que l’essentiel de l’église gothique fut conservé. Parmi les particularités du projet Renaissance figurent le passage d’une voie publique sous la première travée du chœur et la crypte semi-circulaire qui soutient le déambulatoire. L’édifice présente des raccords souvent difficiles entre parties anciennes et apports postérieurs, et certaines élévations extérieures paraissent plus homogènes que l’intérieur. Des verrières de la Renaissance, au nombre d’une douzaine environ, contribuent à sa valeur artistique. Classée au titre des monuments historiques dès la liste de 1862, l’église menaça d’effondrement à la fin du XIXe siècle : la nef, fragilisée par des étayages provisoires, fut sauvée par une reprise en sous-œuvre achevée en 1911. Une seconde grande campagne de restauration se déroula au XXe siècle et se conclut dans les années 1970. Le site conserve en outre une crypte voûtée d’ogives, accessible depuis la rue Galande, qui a servi et sert encore à des célébrations et à des adorations eucharistiques. La paroisse de Triel existe probablement dès le XIe siècle ; des sarcophages mérovingiens découverts sur place sont aujourd’hui exposés au musée d’archéologie nationale à Saint-Germain-en-Laye. Sous l’Ancien Régime, la paroisse relevait de l’archidiocèse de Rouen, de l’archidiaconé du Vexin français et du doyenné de Meulan, le droit de collation appartenant à l’abbaye de la Trinité de Fécamp ; depuis la Révolution, Triel dépend du diocèse de Versailles. Église centrale d’une paroisse active, Saint-Martin accueille des célébrations eucharistiques presque quotidiennement, à l’exception du lundi.