Frise chronologique
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de la nef romane.
XIIIe siècle
Rattachement à Plaimpied
Rattachement à Plaimpied
XIIIe siècle (≈ 1350)
Vallenay devient prieuré dépendant de l’abbaye.
XVe–XVIe siècles
Rénovation gothique
Rénovation gothique
XVe–XVIe siècles (≈ 1650)
Ajout du chœur et chapelle seigneuriale.
1793
Temple de la Raison
Temple de la Raison
1793 (≈ 1793)
Transformation pendant la Révolution.
1898
Désaffectation
Désaffectation
1898 (≈ 1898)
Abandon après construction de Saint-Roch.
1998
Classement MH
Classement MH
1998 (≈ 1998)
Inscription aux Monuments Historiques.
2010–2014
Restauration majeure
Restauration majeure
2010–2014 (≈ 2012)
Travaux financés par des dons internationaux.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise, en totalité (cad. A 525) : inscription par arrêté du 14 avril 1998
Personnages clés
| Joseph de Bigny - Seigneur local |
Épitaphe dans la chapelle seigneuriale. |
| Claude de Bigny - Seigneur de Vallenay |
Pierre tombale datée de 1622. |
| Sylvine Binet - Inconnue (épitaphe) |
Mentionnée sur une plaque de 1693. |
Origine et histoire
L’église Saint-Martin de Vallenay, édifiée au XIIe siècle, était à l’origine une église paroissiale romane. Au XIIIe siècle, Vallenay devint un prieuré dépendant de l’abbaye de chanoines réguliers de Plaimpied, intégrant l’édifice à un réseau religieux régional. L’église fut remaniée aux XVe–XVIe siècles, avec l’ajout d’un chœur voûté d’ogives et d’une chapelle seigneuriale (dite de Bigny), alors que le prieuré était inclus dans l’enceinte du château local, dont subsistent une tour et un logis.
À la Rvolution, l’église fut transformée en temple de la raison (1793) avant de retrouver son usage cultuel en 1797. Au XIXe siècle, son état de dégradation poussa la commune à construire une nouvelle église (Saint-Roch) en 1898, entraînant son abandon. Désaffectée, elle servit d’entrepôt à vin jusqu’en 1982, puis de garage municipal, subissant des modifications radicales : le portail roman fut remplacé par une ouverture carrée, et des baies furent percées dans le mur sud, détruisant partiellement les peintures.
La restauration débuta en 1987 avec la réfection du portail et de la toiture, puis se poursuivit à partir de 2010 grâce à des financements privés (dont 36 000 dollars de la French Heritage Society) et publics. Les travaux, achevés en 2014, révélèrent des fresques romanes (calendrier des mois, scènes bibliques) et des décors des XIVe–XVIIe siècles, partiellement masqués par des badigeons. Aujourd’hui, l’édifice, inscrit aux Monuments Historiques depuis 1998, est une Maison du patrimoine accueillant des événements culturels.
L’architecture mêle une nef romane à plafond de bois (largeur 5,70 m) et un chœur gothique tardif (5,30 m de large), sans transept. Le chevet roman fut réemployé pour les modillons extérieurs. Parmi les éléments remarquables figurent : une épitaphe noire brisée de Joseph de Bigny, une pierre tombale de Claude de Bigny (1622), et des peintures murales, dont un Christ en gloire accompagné du tétramorphe, ainsi qu’une litre funéraire des XVIIe–XVIIIe siècles.
Les décors peints, parmi les plus anciens du Cher, incluent un calendrier roman illustrant les travaux des mois (janvier représenté par Janus, mars par la taille de la vigne), et une scène biblique identifiée comme la Pêche miraculeuse ou le Repas chez Simon. Ces œuvres, en partie effacées ou recouvertes, témoignent de l’évolution artistique du site, des origines romanes aux ajouts seigneuriaux des XVIIe–XVIIIe siècles.