Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Église Saint-Martin de Vallenay dans le Cher

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise

Église Saint-Martin de Vallenay

    7-9 Cour du Château Fort
    18190 Vallenay
Propriété de la commune
Église Saint-Martin de Vallenay
Église Saint-Martin de Vallenay
Église Saint-Martin de Vallenay
Église Saint-Martin de Vallenay
Église Saint-Martin de Vallenay
Église Saint-Martin de Vallenay
Église Saint-Martin de Vallenay
Église Saint-Martin de Vallenay
Église Saint-Martin de Vallenay
Église Saint-Martin de Vallenay
Église Saint-Martin de Vallenay
Église Saint-Martin de Vallenay
Église Saint-Martin de Vallenay
Église Saint-Martin de Vallenay
Église Saint-Martin de Vallenay
Église Saint-Martin de Vallenay
Église Saint-Martin de Vallenay
Église Saint-Martin de Vallenay
Église Saint-Martin de Vallenay
Église Saint-Martin de Vallenay
Église Saint-Martin de Vallenay
Église Saint-Martin de Vallenay
Église Saint-Martin de Vallenay
Église Saint-Martin de Vallenay
Église Saint-Martin de Vallenay
Église Saint-Martin de Vallenay
Église Saint-Martin de Vallenay
Église Saint-Martin de Vallenay
Église Saint-Martin de Vallenay
Église Saint-Martin de Vallenay
Église Saint-Martin de Vallenay
Église Saint-Martin de Vallenay
Église Saint-Martin de Vallenay
Église Saint-Martin de Vallenay
Crédit photo : Julien Descloux - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction initiale
XIIIe siècle
Rattachement à Plaimpied
XVe–XVIe siècles
Rénovation gothique
1793
Temple de la Raison
1898
Désaffectation
1998
Classement MH
2010–2014
Restauration majeure
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise, en totalité (cad. A 525) : inscription par arrêté du 14 avril 1998

Personnages clés

Joseph de Bigny - Seigneur local Épitaphe dans la chapelle seigneuriale.
Claude de Bigny - Seigneur de Vallenay Pierre tombale datée de 1622.
Sylvine Binet - Inconnue (épitaphe) Mentionnée sur une plaque de 1693.

Origine et histoire

L’église Saint-Martin de Vallenay, édifiée au XIIe siècle, était à l’origine une église paroissiale romane. Au XIIIe siècle, Vallenay devint un prieuré dépendant de l’abbaye de chanoines réguliers de Plaimpied, intégrant l’édifice à un réseau religieux régional. L’église fut remaniée aux XVe–XVIe siècles, avec l’ajout d’un chœur voûté d’ogives et d’une chapelle seigneuriale (dite de Bigny), alors que le prieuré était inclus dans l’enceinte du château local, dont subsistent une tour et un logis.

À la Rvolution, l’église fut transformée en temple de la raison (1793) avant de retrouver son usage cultuel en 1797. Au XIXe siècle, son état de dégradation poussa la commune à construire une nouvelle église (Saint-Roch) en 1898, entraînant son abandon. Désaffectée, elle servit d’entrepôt à vin jusqu’en 1982, puis de garage municipal, subissant des modifications radicales : le portail roman fut remplacé par une ouverture carrée, et des baies furent percées dans le mur sud, détruisant partiellement les peintures.

La restauration débuta en 1987 avec la réfection du portail et de la toiture, puis se poursuivit à partir de 2010 grâce à des financements privés (dont 36 000 dollars de la French Heritage Society) et publics. Les travaux, achevés en 2014, révélèrent des fresques romanes (calendrier des mois, scènes bibliques) et des décors des XIVe–XVIIe siècles, partiellement masqués par des badigeons. Aujourd’hui, l’édifice, inscrit aux Monuments Historiques depuis 1998, est une Maison du patrimoine accueillant des événements culturels.

L’architecture mêle une nef romane à plafond de bois (largeur 5,70 m) et un chœur gothique tardif (5,30 m de large), sans transept. Le chevet roman fut réemployé pour les modillons extérieurs. Parmi les éléments remarquables figurent : une épitaphe noire brisée de Joseph de Bigny, une pierre tombale de Claude de Bigny (1622), et des peintures murales, dont un Christ en gloire accompagné du tétramorphe, ainsi qu’une litre funéraire des XVIIe–XVIIIe siècles.

Les décors peints, parmi les plus anciens du Cher, incluent un calendrier roman illustrant les travaux des mois (janvier représenté par Janus, mars par la taille de la vigne), et une scène biblique identifiée comme la Pêche miraculeuse ou le Repas chez Simon. Ces œuvres, en partie effacées ou recouvertes, témoignent de l’évolution artistique du site, des origines romanes aux ajouts seigneuriaux des XVIIe–XVIIIe siècles.

Liens externes