Frise chronologique
1914-1918
Destruction pendant la Première Guerre mondiale
Destruction pendant la Première Guerre mondiale
1914-1918 (≈ 1916)
Église entièrement dévastée durant le conflit.
1927-1928
Reconstruction de l'église
Reconstruction de l'église
1927-1928 (≈ 1928)
Dirigée par l'architecte Jacques Droz.
4 novembre 1994
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
4 novembre 1994 (≈ 1994)
Protection officielle du bâtiment.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. B 675) : inscription par arrêté du 4 novembre 1994
Personnages clés
| Jacques Droz - Architecte |
Reconstruit l'église entre 1927 et 1928. |
| Valentine Reyre - Peintre-verrier et peintre |
Auteur des vitraux, peintures murales et chemin de croix. |
| Jean Hébert-Stevens - Peintre-verrier |
Réalisa les vitraux d'après les cartons de Reyre. |
| André Rinuy - Peintre-verrier |
Collabora aux vitraux de l'église. |
Origine et histoire
L'église Saint-Martin de Vendhuile, située dans le département de l'Aisne en région Hauts-de-France, fut entièrement détruite pendant la Première Guerre mondiale. Sa reconstruction, menée entre 1927 et 1928, fut confiée à l'architecte parisien Jacques Droz, connu pour ses réalisations comme l'église Saint-Louis de Vincennes ou l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Nice. Ce projet marqua une période de reconstruction active en France après les ravages du conflit, avec l'utilisation de matériaux modernes comme le béton armé.
L'édifice se distingue par sa nef unique de plan carré, surmontée d'une coupole en béton armé, et ses façades revêtues de crépi en ciment. Les vitraux, conçus par Jean Hébert-Stevens à partir des cartons de Valentine Reyre, et les peintures murales du chœur, également signées Reyre, illustrent l'art religieux de l'entre-deux-guerres. Le chemin de croix, réalisé par la même artiste, complète cet ensemble artistique cohérent.
L'église fut inscrite aux monuments historiques en 1994, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale et architecturale. Elle témoigne à la fois des destructions de la Grande Guerre et de l'innovation architecturale des années 1920, mêlant fonctionnalité et esthétique moderne. Son architecture en béton armé, rare pour une église de cette époque, en fait un exemple remarquable de la reconstruction post-conflit.
La commune de Vendhuile, propriétaire du monument, en assure aujourd'hui la préservation. Les contributions artistiques de Valentine Reyre (peintures et vitraux), de Jean Hébert-Stevens et d'André Rinuy (vitraux) soulignent la collaboration entre architectes et artistes pour redonner vie à ce lieu de culte, symbole de résilience pour la communauté locale.