Frise chronologique
Fin du XIe siècle
Construction du clocher roman
Construction du clocher roman
Fin du XIe siècle (≈ 1195)
Classé Monument historique en 1879
XIIIe-XIVe siècle
Construction du chœur et chapelle nord
Construction du chœur et chapelle nord
XIIIe-XIVe siècle (≈ 1450)
Style gothique et ajouts médiévaux
1842
Devis pour sacristies et chapelle sud
Devis pour sacristies et chapelle sud
1842 (≈ 1842)
Architecte Edouard Lair de Beauvais
1879
Classement du clocher
Classement du clocher
1879 (≈ 1879)
Restauration par Ruprich-Robert
1918
Bas-relief de Louis Valtat
Bas-relief de Louis Valtat
1918 (≈ 1918)
Saint Martin et le mendiant
XXe siècle
Reconstruction partielle de la nef
Reconstruction partielle de la nef
XXe siècle (≈ 2007)
Style néo-roman et verrières modernes
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour : classement par arrêté du 17 mars 1879
Personnages clés
| Saint Martin - Patron de l'église |
Représenté dans plusieurs œuvres intérieures |
| Saint Gerbold - Figure locale légendaire |
Bas-relief et statue dans l'église |
| Louis Valtat - Artiste sculpteur |
Auteur du bas-relief (1918) |
| G. Sagot - Maître verrier |
Verrières (1933-1959) à Bayeux |
| Edouard Lair de Beauvais - Architecte du XIXe siècle |
Conception des sacristies (1842) |
| Ruprich-Robert - Architecte des Monuments historiques |
Restauration du clocher (1879) |
Origine et histoire
L'église Saint-Martin de Ver-sur-Mer, située dans le Calvados en Normandie, est un édifice religieux dont la construction s'échelonne principalement entre le XIe et le XIVe siècle. Bien que reconstruite au XXe siècle dans un style néo-roman, elle conserve son clocher roman d'origine, classé Monument historique depuis 1879. Ce clocher, daté de la fin du XIe siècle, présente des caractéristiques architecturales typiques de cette période, comme des contreforts plats et une structure en retrait par étages. La nef, le chœur et les chapelles latérales ont été ajoutés ou modifiés entre le XIIIe et le XIVe siècle, tandis que des éléments intérieurs (retables, verrières) datent des XVIIIe et XIXe siècles.
La reconstruction partielle au XXe siècle a préservé le clocher mais transformé la nef en un vaisseau unique, supprimant les trois nefs d'origine. À cette occasion, des artistes locaux comme Louis Valtat (bas-relief de saint Martin, 1918) et G. Sagot (verrières, 1948-1959) ont contribué à son embellissement. La tour, isolée et accessible par un escalier en vis du XVe siècle, évoque un donjon médiéval. Son rez-de-chaussée voûté d'arêtes et ses étages éclairés par des baies géminées en font un exemple remarquable de l'architecture romane normande.
L'intérieur de l'église mêle des éléments historiques et des ajouts récents. Le chemin de croix (XIXe siècle), les fonts baptismaux en marbre et les confessionnaux de pierre côtoient des verrières modernes représentant des scènes bibliques ou locales, comme Saint Gerbold arrivant sur la baie. Le chœur abrite un tabernacle en marbre orné de bronze et des vitraux signés Sagot (1933-1934), dont un offert par une famille américaine en symbole de paix. La Charité de saint Martin (statue équestre du XVe siècle), classée Monument historique, rappelle la légende du saint partageant son manteau avec un pauvre.
Le transept comprend deux chapelles distinctes : la chapelle de la Vierge (XIXe siècle), avec un retable du XVIIIe siècle encadré de colonnes ioniques, et la chapelle Saint-Joseph (XIVe siècle), dotée d'un autel secondaire et d'une statue du XIXe siècle. Ces espaces illustrent l'évolution stylistique de l'édifice, du gothique au néo-classique. La tribune d'entrée, surmontée d'un bas-relief de Valtat, offre une vue sur la nef et abrite des statues des saints Martin et Gerbold, ainsi que des tableaux d'autel inspirés d'œuvres du XVIIIe siècle.
L'histoire de l'église est marquée par des travaux majeurs aux XIXe et XXe siècles. En 1842, l'architecte Edouard Lair de Beauvais conçoit deux sacristies et la chapelle sud. En 1865, la nef est en cours de reconstruction, et en 1879, Ruprich-Robert restaure le clocher, sculptant 50 chapiteaux neufs. Ces interventions reflètent les efforts pour préserver un patrimoine médiéval tout en l'adaptant aux besoins cultuels modernes. L'édifice, propriété de la commune, reste un témoignage de l'art religieux normand, de l'époque romane à la reconstruction post-Seconde Guerre mondiale.