Frise chronologique
XIe–XIIe siècles
Construction initiale
Construction initiale
XIe–XIIe siècles (≈ 1250)
Nef et chœur roman édifiés.
vers 1590
Dégâts des Ligueurs
Dégâts des Ligueurs
vers 1590 (≈ 1590)
Bâtiment endommagé pendant les guerres.
1615
Passage de César de Vendôme
Passage de César de Vendôme
1615 (≈ 1615)
Nouveaux dommages subis par l'église.
1679
Restauration par Chantepie
Restauration par Chantepie
1679 (≈ 1679)
Modification des parements et ouvertures.
1697–1700
Commande des retables
Commande des retables
1697–1700 (≈ 1699)
Trois retables réalisés par Jean Simon.
1839–1863
Restaurations du XIXe siècle
Restaurations du XIXe siècle
1839–1863 (≈ 1851)
Arc triomphal, abside, charpente peinte.
1972
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
1972 (≈ 1972)
Protection officielle de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise ; façades et toitures du presbytère (cad. AD 17, 22) : inscription par arrêté du 26 octobre 1972
Personnages clés
| Chantepie - Architecte |
Restaure l'église en 1679. |
| Vincent Constable - Curé de Grez-Neuville |
Commande autels et retables (1697–1700). |
| Jean Simon père - Sculpteur |
Réalise le retable du maître-autel. |
| Jean Simon fils - Sculpteur |
Auteur de deux retables latéraux. |
| Dellêtre - Architecte du XIXe siècle |
Restaure arc triomphal et abside (1839). |
Origine et histoire
L'église Saint-Martin-de-Vertou de Grez-Neuville, située dans le département de Maine-et-Loire en Pays de la Loire, est un édifice religieux dont la construction s'échelonne du XIe au XVIIIe siècle. Son plan atypique, orienté nord-sud, comprend une nef simple du début XIIe siècle, un chœur semi-circulaire de la fin XIIe, et une tour-clocher carrée coiffée d'une flèche polygonale. Les matériaux utilisés, moellons de grès roux et schiste, ainsi que les traces de remaniements (enduits, maçonnerie en arêtes de poisson), témoignent de son évolution architecturale sur plusieurs siècles.
Les parties les plus anciennes, nef et chœur, ont subi des dommages lors des passages des Ligueurs vers 1590 et de César de Vendôme en 1615. Une première restauration majeure est menée en 1679 par l'architecte Chantepie d'Angers, modifiant parements et ouvertures. Le curé Vincent Constable réaménage alors le chœur avec des autels et retables commandés aux sculpteurs Jean Simon père et fils entre 1697 et 1700. Au XIXe siècle, l'architecte Dellêtre restaure l'arc triomphal et l'abside en 1839, tandis que la charpente peinte (1863) et la flèche du clocher (1842) datent de cette période.
L'édifice, inscrit aux monuments historiques en 1972, conserve des éléments remarquables comme une porte en arc brisé potentiellement du XIIIe siècle, une voûte à croisée d'ogives du XIIe, et des baies remaniées aux XVIIe et XIXe siècles. La sacristie, aménagée au XVIIe sur les fondations d'une chapelle seigneuriale dédiée à sainte Catherine, illustre aussi son histoire complexe. Les traces de fenêtres anciennes, les inscriptions (ex. «1672») et les armes de saint Martin sur une clé de porte soulignent les strates successives de son patrimoine.
Le beffroi, essenté et surmonté d'une flèche octogonale restaurée en 1842, pourrait dater du XIIIe siècle, comme en témoignent une meurtrière et une porte en grès. Les trois retables, commandés à la fin du XVIIe siècle, ainsi que la charpente à chevrons peut-être du XVe, peinte de motifs dorés, complètent ce patrimoine mobilier et architectural. L'église, propriété communale, reflète ainsi près de huit siècles d'histoire religieuse et locale.