Première mention écrite 1026 (≈ 1026)
Charte de Richard II de Normandie
XIIIe siècle
Reconstruction médiévale
Reconstruction médiévale XIIIe siècle (≈ 1350)
Tour actuelle conservée après destruction
1528–1542
Datation charpente
Datation charpente 1528–1542 (≈ 1535)
Bas-côté sud et berceau brisé
1520–1612
Construction nef Renaissance
Construction nef Renaissance 1520–1612 (≈ 1566)
Trois vaisseaux en grès, chevet trilobé
XIXe siècle
Ajout de la sacristie
Ajout de la sacristie XIXe siècle (≈ 1865)
Côté nord de la chapelle
27 décembre 1996
Classement monument historique
Classement monument historique 27 décembre 1996 (≈ 1996)
Protection intégrale de l’édifice
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. AB 202) : classement par arrêté du 27 décembre 1996
Personnages clés
Richard II de Normandie - Duc de Normandie
Mentionne l’église en 1026
Guillaume Lesselier - Facteur d’orgues
Buffet d’orgue classé (1628)
Yves Bottineau-Fuchs - Historien de l’art
Auteur d’une monographie (2000)
Origine et histoire de l'Église Saint-Martin
L’église Saint-Martin de Veules-les-Roses, dédiée à saint Martin, est mentionnée pour la première fois en 1026 dans une charte de Richard II de Normandie accordée à l’abbaye de Fécamp. Aucun vestige de cette époque ne subsiste aujourd’hui. L’édifice fut reconstruit au XIIIe siècle, mais seule la tour résista aux destructions de la guerre de Cent Ans, marquant la fin de cette première phase architecturale.
L’église actuelle, érigée entre 1520 et 1612, présente une nef à trois vaisseaux en grès, avec un chevet à trois pans, typique de la transition entre gothique et Renaissance. La charpente, datée de 1528 et 1542 pour le bas-côté sud, repose sur des piles sculptées mêlant motifs italianisants, masques exotiques et références maritimes, reflétant l’identité locale. La sacristie, ajoutée au XIXe siècle, complète l’ensemble.
Classée monument historique en 1996, l’église abrite un mobilier remarquable : statues en bois polychrome (XVIe siècle), une Mise au tombeau en pierre (début XVIIe), et un buffet d’orgue de Guillaume Lesselier (1628). Ces éléments illustrent son rôle central dans la vie religieuse et communautaire, depuis le Moyen Âge jusqu’à l’époque moderne.
Les sources historiques soulignent aussi son lien avec les pèlerinages et la vocation maritime du village, visible dans les décors des piles. Une monographie paroissiale (Yves Bottineau-Fuchs, 2000) et des articles académiques approfondissent son étude, notamment sur les piles figurées, uniques en Normandie.