Frise chronologique
Fin Xe siècle
Fondation de l'oratoire bénédictin
Fondation de l'oratoire bénédictin
Fin Xe siècle (≈ 1095)
Mention dans une charte de Savigny
XVe–XVIe siècles
Construction majeure de l'église
Construction majeure de l'église
XVe–XVIe siècles (≈ 1650)
Période principale de l'édifice actuel
1845
Création des vitraux du chœur
Création des vitraux du chœur
1845 (≈ 1845)
Œuvre d'Alexandre Mauvernay
1979
Classement monument historique
Classement monument historique
1979 (≈ 1979)
Protection par arrêté ministériel
1987–2001
Campagnes de restauration
Campagnes de restauration
1987–2001 (≈ 1994)
Vitraux, statues, boiseries et structure
2005
Don d'un tableau du XVIIe siècle
Don d'un tableau du XVIIe siècle
2005 (≈ 2005)
Représentant la Trinité et saints
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. E 278) : inscription par arrêté du 26 novembre 1979
Personnages clés
| Alexandre Mauvernay - Maître verrier |
Auteur des vitraux du chœur (1845) |
Origine et histoire
L’église Saint-Martin de Ville-sur-Jarnioux, située dans le département du Rhône, trouve ses origines dans un oratoire bénédictin mentionné dans une charte de l’abbaye de Savigny à la fin du Xe siècle. Bien que des éléments puissent remonter à la seconde moitié du XIIe siècle, l’essentiel de l’édifice actuel date des XVe, XVIe et XVIIe siècles. Elle illustre ainsi une superposition de styles architecturaux, marquée par des rénovations successives, notamment entre 1987 et 2001 pour sauver le bâtiment, alors en péril, et restaurer ses vitraux, statues et boiseries.
Classée monument historique en 1979, l’église abrite un patrimoine mobilier remarquable, protégé depuis 1987 dans la base Palissy. Parmi ces trésors figurent des statues en bois des XVIIe et XVIIIe siècles (Vierge à l’Enfant, Saint Martin, Piétà...), des vitraux du chœur signés Alexandre Mauvernay (1845) représentant le Christ, la Vierge, Saint Paul et Saint Pierre, ainsi que des tableaux des XVIIe et XIXe siècles. Un mobilier liturgique complet – autels, chaire, fonts baptismaux, poutre de gloire du XVIIIe – témoigne de son rôle central dans la vie religieuse locale.
L’édifice conserve aussi des traces insolites de l’histoire locale, comme une bannière et quinze médailles de la fanfare villageoise (1867–1904), classées au titre d’objets. Des fresques autrichiennes, peintes durant la guerre de 1814, et une litre funéraire ornant les murs rappellent les bouleversements passés. Ces éléments, joints aux objets liturgiques (chape, bénitier, clôture de chœur en marbre), soulignent son ancrage dans la mémoire collective, entre sacré et profane.
Les travaux de restauration ont permis de préserver des détails uniques, comme les vitraux allégoriques de la Trinité et des vertus théologales (foi, espérance, charité), ou les trois autels classés, chacun accompagné d’une piscine baptismale en pierre. L’église, propriété communale, reste un lieu de culte actif tout en offrant un panorama de l’art religieux beaujolais, des origines médiévales à l’époque moderne.
Son historique reflète aussi les dynamiques locales : la rénovation des années 1980–2000, portée par la commune, a redonné éclat à un édifice menacé, tandis que les dons (comme le tableau de la Trinité offert en 2005) montrent une communauté attachée à son patrimoine. Les sources, allant de Wikipedia à la base Mérimée, confirment son statut de monument emblématique du Rhône, à la croisée de l’histoire architecturale et sociale.