Crédit photo : Benoît Prieur (1975–) Autres noms Nom de naissance - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
Frise chronologique
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
900
1000
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
IXe siècle
Première mention historique
Première mention historique IXe siècle (≈ 950)
L'église est mentionnée comme dépendant de l'abbaye de Nantua.
XIIe siècle
Construction romane
Construction romane XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de la nef et du chœur dans le style roman.
XIVe ou XVe siècle
Décor gothique
Décor gothique XIVe ou XVe siècle (≈ 1550)
Ajout d'un décor d'entrelacs sur les impostes des piles du premier arc.
XVIIe siècle
Boiseries du chœur
Boiseries du chœur XVIIe siècle (≈ 1750)
Ajout des boiseries du chœur attribuées à cette période.
1845
Construction chapelles sud
Construction chapelles sud 1845 (≈ 1845)
Édification des chapelles latérales côté sud.
XIXe siècle
Restauration et décoration
Restauration et décoration XIXe siècle (≈ 1865)
Travaux de restauration et décoration par Jean Scohy.
1887
Construction du porche
Construction du porche 1887 (≈ 1887)
Ajout d'un porche sur la façade ouest.
1921
Adjonction sacristie
Adjonction sacristie 1921 (≈ 1921)
Construction d'une sacristie.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
église (cad. AC 228) : inscription par arrêté du 3 février 1992
Personnages clés
Jean Scohy
Peintre ayant décoré les arcs triomphaux, les murs du chœur et l'abside.
Madame de la Teyssonnière
Marraine de la cloche du clocher reconstruit.
Origine et histoire de l'Église Saint-Martin
L'église Saint‑Martin de Villette‑sur‑Ain (Ain) est protégée au titre des monuments historiques. Des fouilles dans le chœur ont livré des monnaies gauloises et romaines ainsi que de la céramique antique, laissant supposer une implantation sur un ancien sanctuaire ; l'édifice est mentionné dès le IXe siècle comme dépendant de l'abbaye de Nantua. Elle se compose d'une nef de trois travées voûtée d'ogives, d'une travée de chœur et d'une abside pentagonale, avec trois chapelles latérales côté nord — dont une à voûte en berceau brisé décorée au XIXe siècle — tandis que les chapelles sud ont été édifiées à partir de 1845. Une première partie romane, complétée par des adjonctions gothiques, constitue aujourd'hui l'ossature de l'édifice. Le chœur présente des arcatures latérales portées par des colonnes antiques encastrées dans les murs : deux fûts proviennent à l'origine d'une même colonne (1,26 m encastré au nord et 1,36 m au sud) et sont surmontés de chapiteaux distincts, le chapiteau nord étant contemporain du roman tandis que le sud pourrait être réemployé. Un décor d'entrelacs du XIVe ou du XVe siècle orne les impostes des piles du premier arc, deux fonts baptismaux seraient d'origine, et les boiseries du chœur sont attribuées au XVIIe siècle. Les arcs triomphaux, les murs du chœur et l'abside ont été décorés par le peintre Jean Scohy ; on lui doit notamment l'Adoration du Saint‑Sacrement (1878) sur l'arc triomphal, des scènes telles que l'Ascension, l'Assomption, les Tables de la Loi et l'Évangile de Jean sur les voûtes à la base du clocher, ainsi que quatre cadres en bois dans le chœur figurant l'Annonciation, la Nativité, la Samaritaine et l'apparition du Christ à Marie‑Madeleine. Dans la chapelle Saint‑Antoine se trouve une toile de 1860 représentant saint Antoine au désert, et la chapelle Notre‑Dame de Pitié conserve une Déposition datée de 1866. Le clocher quadrangulaire, détruit à la Révolution, a été reconstruit et reçoit une cloche dont la marraine est Madame de la Teyssonnière. Au XIXe siècle l'édifice a fait l'objet de travaux de restauration et d'adaptation : construction et voûtement des chapelles sud, consolidation du clocher, déplacement du cimetière, la construction d'un porche sur la façade ouest ayant précédé 1887 et l'adjonction d'une sacristie en 1921.