Première mention de Vinassan IXe siècle (≈ 950)
Charte de Charles le Chauve (870) citant *Vinacium*.
XIe siècle
Construction de l'église romane
Construction de l'église romane XIe siècle (≈ 1150)
Édification de l'abside lombarde encore visible.
XVIe siècle
Reconstruction de la nef
Reconstruction de la nef XVIe siècle (≈ 1650)
Probablement après un effondrement partiel.
1887
Construction du clocher néo-roman
Construction du clocher néo-roman 1887 (≈ 1887)
Financé par les habitants du village.
1889-1895
Agrandissement en église à trois nefs
Agrandissement en église à trois nefs 1889-1895 (≈ 1892)
Conservation de l'abside romane originale.
12 février 1951
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 12 février 1951 (≈ 1951)
Protection de l'abside romane uniquement.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Abside : inscription par arrêté du 12 février 1951
Personnages clés
Charles le Chauve - Roi de France (843-877)
Cite Vinassan dans une charte de 870.
Saint Martin de Tours - Évêque et évangélisateur (316-397)
Patron de l'église, représenté sur l'autel.
Origine et histoire de l'Église Saint-Martin
L'église Saint-Martin de Vinassan, mentionnée dès le IXe siècle sous le nom Vinacium dans une charte de Charles le Chauve, est un édifice roman du XIe siècle dédié à saint Martin de Tours. Son abside, unique vestige de cette époque, illustre le style lombard avec ses lésènes et arcatures retombant sur des corbeaux moulurés. Bien que remaniée, cette partie conserve une fenêtre axiale dégagée au XIXe siècle, surmontée d'une corniche ornée.
Au XVIe siècle, la nef subit un effondrement partiel, nécessitant une reconstruction. En 1851, la commune envisage l'ajout d'un clocher, finalement érigé en 1887 grâce à un financement participatif des habitants. Ce clocher néo-roman, à quatre niveaux, arbore des arcatures, des modillons historiés et une toiture pyramidale en tuiles orange, devenant un symbole du village.
Entre 1889 et 1895, l'église est agrandie : la nef unique d'origine laisse place à trois nefs, flanquées d'absidioles ajoutées de part et d'autre de l'abside romane, seule partie classée Monument Historique depuis 1951. L'intérieur abrite un autel en marbre représentant saint Martin partageant son manteau, ainsi qu'une chaire en bois sculpté et des fonts baptismaux remarquables.
Le chevet roman, en pierre calcaire, repose sur un bahut biseauté et présente une décoration sobre où les bandes lombardes assurent avant tout une fonction structurelle. Les transformations du XIXe siècle, bien que modifiant profondément le plan initial, ont préservé ce témoignage architectural médiéval, tout en l'adaptant aux besoins cultuels d'une communauté en expansion.