Église Saint-Martin de Vinassan dans l'Aude

Patrimoine classé Patrimoine religieux Art roman lombard

Église Saint-Martin de Vinassan

  • 12 Rue Jean Jaurès
  • 11110 Vinassan
Église Saint-Martin de Vinassan
Église Saint-Martin de Vinassan
Église Saint-Martin de Vinassan
Église Saint-Martin de Vinassan
Église Saint-Martin de Vinassan
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Église Saint-Martin de Vinassan
Église Saint-Martin de Vinassan
Église Saint-Martin de Vinassan
Église Saint-Martin de Vinassan
Crédit photo : EmDee - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
900
1000
1100
1200
1600
1700
1800
1900
2000
899
Première mention de l'église
IXe siècle
Première mention du lieu
XIe siècle
Construction de l'abside
XVIe siècle
Rebâtissement de la nef
1887
Construction du clocher
1889-1895
Restauration et agrandissement
12 février 1951
Inscription au titre des monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Abside : inscription par arrêté du 12 février 1951

Personnages clés

Charles le Chauve Empereur qui mentionne Vinassan dans une charte au IXe siècle.
Charles le Simple Roi qui mentionne l'église de Vinassan dans une charte en 899.
Saint Martin Saint patron de l'église, représenté sur un bas-relief de l'autel.

Origine et histoire de l'Église Saint-Martin

L'église Saint-Martin de Vinassan, située entre Narbonne et le massif de la Clape dans l'Aude (Occitanie), est un édifice d'origine romane dont l'abside du XIe siècle a été conservée malgré des remaniements importants. Le lieu apparaît dès le IXe siècle sous le nom de Vinacium dans une charte de Charles le Chauve, nom qui dériverait de Vinacius, probablement un domaine gallo-romain; l'église elle-même est mentionnée en 899 dans une charte de Charles le Simple en faveur de l'archevêque de Narbonne. Dédiée à saint Martin, elle fut édifiée au XIe siècle; la nef a été rebâtie au XVIe siècle, vraisemblablement après un effondrement. En 1851, la population manifesta le souhait d'un clocher ; plusieurs projets échouèrent avant que, en 1887, un clocher néo-roman ne soit réalisé grâce au soutien des habitants. En 1889 fut décidée la restauration et l'agrandissement de l'église en conservant le sanctuaire primitif; les travaux achevés en 1895 aboutirent à une église à trois nefs dont les nefs latérales se terminent par des absidioles flanquant l'abside romane, qui reste l'élément ancien préservé, hormis l'adjonction d'un arc doubleau. Les deux chapelles formant transept, la sacristie et les débarras latéraux sont des additions postérieures à l'édifice primitif. L'abside romane fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le 12 février 1951.

Le chevet, en pierre calcaire, est un bel exemple de roman lombard : l'abside repose sur un léger bahut taillé en biseau et s'ouvre par une fenêtre axiale à simple ébrasement, qui avait été murée au XIXe siècle puis dégagée par la suite. Sa décoration comporte des bandes lombardes composées de lésènes et d'arcatures regroupées par deux, retombant sur des corbeaux finement moulurés dont le profil associe un gros boudin, un filet et un listel; l'arcature est surmontée d'un bandeau formant corniche ornée à sa base et au tiers supérieur de petites gorges. L'abside, couverte de tuiles romaines, est encadrée de deux absidioles enduites, ajoutées au XIXe siècle.

Le clocher néo-roman, de plan carré, comprend quatre niveaux : des arcatures au premier niveau, des modillons historiés au second et des modillons lisses aux niveaux supérieurs ; le dernier étage percé de baies campanaires géminées à abat-sons est souligné d'une frise de dents d'engrenage et coiffé d'une courte toiture pyramidale couverte de tuiles orange.

À l'intérieur, le chœur voûté en cul-de-four abrite un autel en marbre dont le bas-relief central représente saint Martin partageant son manteau; on y trouve aussi une chaire en bois sculpté et des fonts baptismaux remarquables surmontés d'une structure en bois.

Liens externes