Première mention de l'église 899 (≈ 899)
L'église est citée dans une charte de Charles le Simple en faveur de l'archevêque de Narbonne.
IXe siècle
Première mention du lieu
Première mention du lieu IXe siècle (≈ 950)
Vinassan est cité dans une charte de Charles le Chauve sous le nom de Vinacium.
XIe siècle
Construction de l'abside
Construction de l'abside XIe siècle (≈ 1150)
Édification de l'abside romane, seul élément conservé de l'église primitive.
XVIe siècle
Rebâtissement de la nef
Rebâtissement de la nef XVIe siècle (≈ 1650)
La nef est reconstruite, probablement après un effondrement.
1887
Construction du clocher
Construction du clocher 1887 (≈ 1887)
Un clocher néo-roman est réalisé grâce au soutien des habitants.
1889-1895
Restauration et agrandissement
Restauration et agrandissement 1889-1895 (≈ 1892)
L'église est restaurée et agrandie en conservant le sanctuaire primitif.
12 février 1951
Inscription au titre des monuments historiques
Inscription au titre des monuments historiques 12 février 1951 (≈ 1951)
L'abside romane est inscrite au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Abside : inscription par arrêté du 12 février 1951
Personnages clés
Charles le Chauve
Empereur qui mentionne Vinassan dans une charte au IXe siècle.
Charles le Simple
Roi qui mentionne l'église de Vinassan dans une charte en 899.
Saint Martin
Saint patron de l'église, représenté sur un bas-relief de l'autel.
Origine et histoire de l'Église Saint-Martin
L'église Saint-Martin de Vinassan, située entre Narbonne et le massif de la Clape dans l'Aude (Occitanie), est un édifice d'origine romane dont l'abside du XIe siècle a été conservée malgré des remaniements importants. Le lieu apparaît dès le IXe siècle sous le nom de Vinacium dans une charte de Charles le Chauve, nom qui dériverait de Vinacius, probablement un domaine gallo-romain; l'église elle-même est mentionnée en 899 dans une charte de Charles le Simple en faveur de l'archevêque de Narbonne. Dédiée à saint Martin, elle fut édifiée au XIe siècle; la nef a été rebâtie au XVIe siècle, vraisemblablement après un effondrement. En 1851, la population manifesta le souhait d'un clocher ; plusieurs projets échouèrent avant que, en 1887, un clocher néo-roman ne soit réalisé grâce au soutien des habitants. En 1889 fut décidée la restauration et l'agrandissement de l'église en conservant le sanctuaire primitif; les travaux achevés en 1895 aboutirent à une église à trois nefs dont les nefs latérales se terminent par des absidioles flanquant l'abside romane, qui reste l'élément ancien préservé, hormis l'adjonction d'un arc doubleau. Les deux chapelles formant transept, la sacristie et les débarras latéraux sont des additions postérieures à l'édifice primitif. L'abside romane fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le 12 février 1951.
Le chevet, en pierre calcaire, est un bel exemple de roman lombard : l'abside repose sur un léger bahut taillé en biseau et s'ouvre par une fenêtre axiale à simple ébrasement, qui avait été murée au XIXe siècle puis dégagée par la suite. Sa décoration comporte des bandes lombardes composées de lésènes et d'arcatures regroupées par deux, retombant sur des corbeaux finement moulurés dont le profil associe un gros boudin, un filet et un listel; l'arcature est surmontée d'un bandeau formant corniche ornée à sa base et au tiers supérieur de petites gorges. L'abside, couverte de tuiles romaines, est encadrée de deux absidioles enduites, ajoutées au XIXe siècle.
Le clocher néo-roman, de plan carré, comprend quatre niveaux : des arcatures au premier niveau, des modillons historiés au second et des modillons lisses aux niveaux supérieurs ; le dernier étage percé de baies campanaires géminées à abat-sons est souligné d'une frise de dents d'engrenage et coiffé d'une courte toiture pyramidale couverte de tuiles orange.
À l'intérieur, le chœur voûté en cul-de-four abrite un autel en marbre dont le bas-relief central représente saint Martin partageant son manteau; on y trouve aussi une chaire en bois sculpté et des fonts baptismaux remarquables surmontés d'une structure en bois.