Destruction du temple d'Apollon 376 (≈ 376)
Saint Martin érige une chapelle chrétienne.
VIe siècle
Fondation de l'oratoire
Fondation de l'oratoire VIe siècle (≈ 650)
Sur demande de la reine Brunehaut.
XVIe siècle
Fin du monastère bénédictin
Fin du monastère bénédictin XVIe siècle (≈ 1650)
Devenu église paroissiale jusqu’au XVIIIe.
1789
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1789 (≈ 1789)
Transformée en prison puis minoterie.
1989
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1989 (≈ 1989)
Protection de l’édifice et de sa crypte.
2019
Prix de rénovation
Prix de rénovation 2019 (≈ 2019)
Récompense pour sa restauration privée.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Martin-du-Bourg (ancienne) et sa crypte ; sol constitué par les trois travées de nef disparues à l'emplacement de l'impasse Saint-Martin (cad. AH 47) : classement par arrêté du 2 octobre 1989
Personnages clés
Saint Martin - Évêque de Tours
Détruisit le temple d’Apollon en 376.
Brunehaut - Reine des Francs
Commandita un oratoire au VIe siècle.
Patrice Besse et Dominique de La Fouchardière - Mécènes
Soutien au prix de rénovation 2019.
Origine et histoire de l'Église Saint-Martin-du-Bourg
L’église Saint-Martin-du-Bourg, située à Avallon dans l’Yonne, trouve ses origines dans un sanctuaire celte dédié à Belenos, dieu de la lumière, remplacé à l’époque gallo-romaine par un temple dédié à Apollon. Ce dernier fut détruit en 376 par Saint Martin, qui y érigea une chapelle chrétienne. Quatre colonnes en marbre cipolin, vestiges de ce temple antique, furent réutilisées dans le chœur de l’église actuelle.
Au VIe siècle, la reine Brunehaut fit construire un oratoire dédié à Saint-Martin, transformé plus tard en monastère bénédictin sous l’autorité de l’abbaye d’Autun. Le site devint un lieu de pèlerinage intense, puis une église paroissiale jusqu’au XVIIIe siècle. Après la Révolution, l’édifice fut vendu comme bien national, servant successivement de prison, de caserne, de minoterie, puis d’entrepôt municipal avant son classement aux Monuments Historiques en 1989.
Aujourd’hui, l’église appartient à un propriétaire privé qui en assure la rénovation. Elle ne se visite que sur rendez-vous ou lors d’événements culturels. Son projet de restauration a reçu en 2019 le Prix du jeune repreneur de monuments historiques, soulignant son importance patrimoniale dans la région Bourgogne-Franche-Comté.