Frise chronologique
1634-1635
Construction de la nef et façade
Construction de la nef et façade
1634-1635 (≈ 1635)
Première campagne selon les plans de Jean Du Blocq.
vers 1680
Ajout du clocher à bulbe
Ajout du clocher à bulbe
vers 1680 (≈ 1680)
Achèvement du clocher caractéristique.
début XVIIIe siècle
Tribune des orgues sculptée
Tribune des orgues sculptée
début XVIIIe siècle (≈ 1804)
Œuvre du sculpteur Boittaux.
8 avril 1909
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
8 avril 1909 (≈ 1909)
Protection officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Martin : classement par arrêté du 8 avril 1909
Personnages clés
| Jean Du Blocq - Architecte jésuite |
Auteur des plans initiaux (1634-1635). |
| Jaspard Marsy - Sculpteur cambrésien |
Réalisa la façade maniériste et des sculptures intérieures. |
| Frères Froment - Sculpteurs |
Ornèrent le chœur de l’église. |
| Boittaux - Sculpteur |
Créa la tribune des orgues (début XVIIIe). |
Origine et histoire
L’église Saint-Martin du Cateau-Cambrésis est le seul vestige de l’ancienne abbaye bénédictine Saint-André, située dans le département du Nord. Elle fut édifiée selon les plans du frère Jean Du Blocq, de la Compagnie de Jésus, lors de deux campagnes distinctes : la nef et la façade entre 1634 et 1635, puis le chœur et le transept à la charnière des XVIIe et XVIIIe siècles. Son architecture reflète une transition stylistique entre Renaissance tardive et classicisme naissant.
La façade, sculptée par Jaspard Marsy, incarne le maniérisme septentrional avec ses volutes, ses frises ornées et ses pots-à-feu. Le clocher à bulbe, ajouté vers 1680, couronne cet ensemble baroque. À l’intérieur, les sculptures de Marsy (nef) dialoguent avec celles des frères Froment (chœur), tandis que la tribune des grandes orgues, œuvre de Boittaux (début XVIIIe), témoigne d’un décor foisonnant. L’édifice, propriété communale, est classé Monument Historique depuis 1909.
L’abondance décorative de Saint-Martin illustre l’influence des ateliers locaux cambrésiens, où se mêlent traditions gothiques et innovations baroques. La restauration en cours de la tribune d’orgues souligne la volonté de préserver ce patrimoine, symbole de la vitalité artistique des Flandres françaises sous l’Ancien Régime. Les sources (Wikipedia, Monumentum) confirment son rôle central dans l’histoire religieuse et architecturale de la région.