Première mention 1305 (≈ 1305)
Première trace écrite de l'église.
1639
Destruction de l'édifice
Destruction de l'édifice 1639 (≈ 1639)
Détruite pour renforcer les fortifications.
1677
Achèvement de la reconstruction
Achèvement de la reconstruction 1677 (≈ 1677)
Nouvelle église construite sur place.
2e moitié du XIXe siècle
Rénovation du décor
Rénovation du décor 2e moitié du XIXe siècle (≈ 1865)
Peintures et décoration refaites.
26 mars 2003
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 26 mars 2003 (≈ 2003)
Protection du décor intérieur.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité (cad. AK 247) : inscription par arrêté du 26 mars 2003
Personnages clés
Philippe le Hardi - Duc de Bourgogne
Légende des épines de la couronne.
Louis IX - Roi de France
Source présumée des reliques.
François Boher - Sculpteur
Auteur du groupe Saint Mathieu.
Origine et histoire de l'Église Saint-Mathieu
L’église Saint-Mathieu de Perpignan, mentionnée pour la première fois en 1305, fut détruite en 1639 pour des raisons militaires liées aux fortifications du palais des Rois de Majorque. Un nouvel édifice, achevé en 1677, la remplaça sur le même emplacement. Cette église à nef unique, flanquée de chapelles latérales, reflète une architecture sobre typique de l’époque baroque.
Au XIXe siècle, l’église subit une transformation majeure de son décor intérieur, avec des peintures et une décoration refaites dans un style plus moderne. Parmi ses éléments notables, on trouve un buffet d’orgue du XVIIIe siècle, un bénitier orné de sculptures animales, et un groupe monumental de Saint Mathieu et l’ange (1803) par François Boher. L’édifice abrite aussi la chapelle de la Sainte Épine, conservant quatre reliques liées à la couronne du Christ.
L’église est inscrite aux monuments historiques depuis 2003 pour son décor intérieur. Son histoire est marquée par des légendes, comme celle des épines de la couronne du Christ, associées à Philippe le Hardi et Louis IX. Ces reliques, mentionnées dès 1582, ajoutent une dimension mystique à ce lieu de culte emblématique de Perpignan.
Située rue Grande la Monnaie, près du palais des Rois de Majorque, l’église donne son nom au quartier environnant. Son architecture, combinant voûtes en briques et faux-transept, illustre les adaptations successives d’un édifice religieux ancré dans l’histoire locale.
Le mobilier de l’église, incluant des œuvres des XVIIIe et XIXe siècles, témoigne de son évolution artistique. Le buffet d’orgue, en particulier, est un exemple remarquable de l’artisanat d’époque, tandis que les peintures du XIXe siècle reflètent les goûts décoratifs de cette période.